Pendant que les socialistes parisiens, montpelliérains et languedo-roussillonnais se chamaillent gaiement, allons au cinéma pour une programmation unique mais festive et originale : les soirées de l'association so-Bollywood au Royal.
Régulièrement, un film indien avec ses chansons oniriques bien sûr, deux danses sur scène, l'entracte comme là-bas... pour neuf euros.
Hier soir, ce fut donc Rab ne bana di Jodi par Aditya Chopra avec l'obligatoire Shahrukh Khan : histoire d'amour impossible entre une veuve avant même d'être mariée, épouse contrainte d'un élève (Shahruuuuuuuuukh!!!) de son père, lui-même amoureusement gauche et employé de bureau. Très loin donc de panser le cœur brisée de la dame qui rêve de concours de danse.
Pour changer du tout-Hollywood.
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2009/08/23
Un peu d'islam au cinéma, une meilleure cohésion sociale ?
Le début du mois de ramadan permet à la presse française de sortir le maronnier : que les jeunes Français de famille musulmane adorent montrer qu'ils le font (même quand ils sont trop jeunes ou bien trop au-delà de leurs limites physiques, etc.), que les entreprises françaises en profitent pour vendre produits alimentaires et gadgets, qu'entreprises maghrébines jonglent avec les conflictuelles dates calendaires et agricoles, mêts traditionnels obligent. Le Figaro signale également que les adolescents musulmans sont aussi crédules que tous les autres adolescents puisqu'ils croient dans les premiers hoax venus, même les plus stupides : Coca Cola est une boisson alcoolisée, tel produits à la mode financent l'armée israélienne, etc.
Des jeunes comme les autres donc.
Ce pourrait être la morale du film Neuilly sa mère ! après avoir confronté des personnages tirés de la majorité des cités à ceux tirés de la haute bourgeoisie de Neuilly-sur-Seine, en banlieue parisienne (merci de réviser le concept « banlieue » en géographie). Beaucoup d'apparence des deux côtés, des croyances éternelles (le combat de la jeune femme en faveur des sans-papiers qu'elle épouserait tous pour les sauver de l'extradition).
Des jeunes quoi qui tous cherchent leur place, certains la trouvant plus facilement que d'autres... Cependant, il faut attendre que le héros quitte sa cité pour découvrir un certain plaisir à aller à l'école (le béguin peut aider). Y aura-t-il une suite utopiste imaginant ce que donnerait le projet montré dans la dernière séquence ?
Et un islam du quotidien rappelé, loin de l'extrémisme, loin de la criminalité avec l'interdit alimentaire du cochon. Bien que vendant de la viande de porc, le chef de famille et sa seconde épouse d'origine marocaine laissent libre chacun de son repas, sans sur-insistance... Celui qui insiste dans un sens ou dans l'autre se ridiculisant en colère vaine et punie ou en cauchemar dérisoire (merci Zizou).
Dans le même temps, on débusque sur quelques écrans le film indien de 2007, Saawariya, de Sanjay Leela Bhansali. Un réalisateur toujours entre grands décors, sentiments exacerbés (Devdas) et conte (Black).
Ici, une ville de toutes les villes, un quartier festif empli de cabarets, de prostituées et de demeures d'anciennes grandes familles dont une chambre est louée par les veuves. Un jeune homme rêveur et artiste, pourtant loin des drames de l'amour et prompt à soulager les peines d'âme des femmes, va découvrir l'amour sans contrepartie. La bien aimée, isolée par une mère aveugle et inquiète de voir partir sa dernière enfant, vit depuis un an de ses attentes nocturnes sur le pont où son mystérieux aimé a promis de revenir la nuit de l'Aïd.
Voici un film dans une ville aux populations mêlées (la veuve anglo-hindish, l'aimé pieux musulman), aux religions diverses (statue de Bouddha, fête de l'Aïd, injonction à Allah, Bible et crucifix), mais sans que ces éléments religieux alourdissent le thème, s'imposent aux personnages. C'est normal que la foule surveille l'apparition de la nouvelle lune, que les femmes se promènent dans les rues sans être importuné par un homme, que le héros fantasme - seul - dans sa chambre.
Même si, finalement, je remarque que les deux plus pieux fidèles à leurs promesses devant Dieu ... (spoilers ôtés), la prostituée narratrice rappelle que même les autres connaissent le bonheur de Dieu, after a fashion.
Des jeunes comme les autres donc.
Ce pourrait être la morale du film Neuilly sa mère ! après avoir confronté des personnages tirés de la majorité des cités à ceux tirés de la haute bourgeoisie de Neuilly-sur-Seine, en banlieue parisienne (merci de réviser le concept « banlieue » en géographie). Beaucoup d'apparence des deux côtés, des croyances éternelles (le combat de la jeune femme en faveur des sans-papiers qu'elle épouserait tous pour les sauver de l'extradition).
Des jeunes quoi qui tous cherchent leur place, certains la trouvant plus facilement que d'autres... Cependant, il faut attendre que le héros quitte sa cité pour découvrir un certain plaisir à aller à l'école (le béguin peut aider). Y aura-t-il une suite utopiste imaginant ce que donnerait le projet montré dans la dernière séquence ?
Et un islam du quotidien rappelé, loin de l'extrémisme, loin de la criminalité avec l'interdit alimentaire du cochon. Bien que vendant de la viande de porc, le chef de famille et sa seconde épouse d'origine marocaine laissent libre chacun de son repas, sans sur-insistance... Celui qui insiste dans un sens ou dans l'autre se ridiculisant en colère vaine et punie ou en cauchemar dérisoire (merci Zizou).
Dans le même temps, on débusque sur quelques écrans le film indien de 2007, Saawariya, de Sanjay Leela Bhansali. Un réalisateur toujours entre grands décors, sentiments exacerbés (Devdas) et conte (Black).
Ici, une ville de toutes les villes, un quartier festif empli de cabarets, de prostituées et de demeures d'anciennes grandes familles dont une chambre est louée par les veuves. Un jeune homme rêveur et artiste, pourtant loin des drames de l'amour et prompt à soulager les peines d'âme des femmes, va découvrir l'amour sans contrepartie. La bien aimée, isolée par une mère aveugle et inquiète de voir partir sa dernière enfant, vit depuis un an de ses attentes nocturnes sur le pont où son mystérieux aimé a promis de revenir la nuit de l'Aïd.
Voici un film dans une ville aux populations mêlées (la veuve anglo-hindish, l'aimé pieux musulman), aux religions diverses (statue de Bouddha, fête de l'Aïd, injonction à Allah, Bible et crucifix), mais sans que ces éléments religieux alourdissent le thème, s'imposent aux personnages. C'est normal que la foule surveille l'apparition de la nouvelle lune, que les femmes se promènent dans les rues sans être importuné par un homme, que le héros fantasme - seul - dans sa chambre.
Même si, finalement, je remarque que les deux plus pieux fidèles à leurs promesses devant Dieu ... (spoilers ôtés), la prostituée narratrice rappelle que même les autres connaissent le bonheur de Dieu, after a fashion.
2009/02/23
Youpi !!!
Slumdog Millionaire, inspiré du roman de Vikas Swarup, a ratissé large lors de la cérémonie des Oscars, aux États-Unis. Les professionnels locaux du cinéma l'ont apprécié.
Les critiques négatives pleuvent néanmoins.
L'intrigue est irréaliste : deux amoureux purs se retrouvant par deux fois après des années de séparation, se retrouvant sur des hasards inouis (croiser un ancien compagnon d'infortune aveugle, appeler au hasard une liste d'homonymes de son frère, etc.). Et alors ? On peut rêver romantique, non ? Ça change du monde réel.
L'Inde est représentée comme un enfer pour ses enfants et les habitants des bidonvilles. C'est pourtant vrai : les employés obligés de vivre dans ces quartiers spontanés faute de pouvoir louer ailleurs, des enfants utilisés par les bandits, l'affrontement nationaliste qui prétend se fonder sur les religions, les interrogatoires par la police,... La lecture de quelques critiques d'ouvrages sur l'Inde dans le numéro de Books confirme que tout n'est pas rose en Inde (comme partout ailleurs). L'Inde de Jamal Malik autant l'Inde que l'Inde qui réussit économiquement, que l'Inde montrée par la partie romantique et chantante de Bollywood. Pourquoi montrer les deux autres et pas celle-là ?
L'Inde ne peut pas être montrée comme ça par un étranger. J'apprécierai un film sur la France des années 2000 écrit et réalisé par un étranger, surtout s'il est originaire d'une des anciennes colonies françaises dont ses concitoyens rêvent de l'eldorado français. Qu'il ou elle rappelle nos défauts que nous ne voyons plus. Et qu'elle remporte un Oscar pour le faire savoir au monde entier. Ça nous secouerait. Comme cet affront peut secouer certains Indiens et les inciter à se mobiliser sur de vieux problèmes.
Une partie de l'Inde est-elle vexée qu'un Britannique soit capable d'utiliser les recettes bollywoodiennes (musique, danse, irréalisme des situations, opposition des classes) pour réussir plus facilement qu'un film de Bollywood sur la scène internationale ? Pourtant, les films musicaux de Bombay sont connus par les familles d'origine immigrée en France. C'est un succès plus discret... mais encourageant sur l'ouverture culturelle de mes concitoyens.
Bonne soirée hier, donc.
Les critiques négatives pleuvent néanmoins.
L'intrigue est irréaliste : deux amoureux purs se retrouvant par deux fois après des années de séparation, se retrouvant sur des hasards inouis (croiser un ancien compagnon d'infortune aveugle, appeler au hasard une liste d'homonymes de son frère, etc.). Et alors ? On peut rêver romantique, non ? Ça change du monde réel.
L'Inde est représentée comme un enfer pour ses enfants et les habitants des bidonvilles. C'est pourtant vrai : les employés obligés de vivre dans ces quartiers spontanés faute de pouvoir louer ailleurs, des enfants utilisés par les bandits, l'affrontement nationaliste qui prétend se fonder sur les religions, les interrogatoires par la police,... La lecture de quelques critiques d'ouvrages sur l'Inde dans le numéro de Books confirme que tout n'est pas rose en Inde (comme partout ailleurs). L'Inde de Jamal Malik autant l'Inde que l'Inde qui réussit économiquement, que l'Inde montrée par la partie romantique et chantante de Bollywood. Pourquoi montrer les deux autres et pas celle-là ?
L'Inde ne peut pas être montrée comme ça par un étranger. J'apprécierai un film sur la France des années 2000 écrit et réalisé par un étranger, surtout s'il est originaire d'une des anciennes colonies françaises dont ses concitoyens rêvent de l'eldorado français. Qu'il ou elle rappelle nos défauts que nous ne voyons plus. Et qu'elle remporte un Oscar pour le faire savoir au monde entier. Ça nous secouerait. Comme cet affront peut secouer certains Indiens et les inciter à se mobiliser sur de vieux problèmes.
Une partie de l'Inde est-elle vexée qu'un Britannique soit capable d'utiliser les recettes bollywoodiennes (musique, danse, irréalisme des situations, opposition des classes) pour réussir plus facilement qu'un film de Bollywood sur la scène internationale ? Pourtant, les films musicaux de Bombay sont connus par les familles d'origine immigrée en France. C'est un succès plus discret... mais encourageant sur l'ouverture culturelle de mes concitoyens.
Bonne soirée hier, donc.
2009/01/16
Formidable Slumdog Millionaire
Sorti cette semaine en France, découvert au hasard d'une lecture : Slumdog Millionaire ou l'ambiance indienne sans le maquillage des comédies musicales.
À partie du roman accrocheur de Vikas Swarup réécrit pour tenir un film dense, le réalisateur Danny Boyle, le scénariste Simon Beaufoy et le compositeur A.R. Rahman créent une histoire d'amour aussi pure et impossible de retrouvailles improbables que les films de Bollywood, tout en montrant des réalités persistantes de l'Inde qui n'y apparaissent que dans quelques productions à part.
Les bidonvilles, véritables villes peuplées de misérables mais également d'employés de gens comme moi après tout. Théâtre d'opération de groupes criminels associant revenus tirés des enfants des rues accrochez un peu votre estomac pendant le premier tiers du film. L'affrontement religieux qui explose ponctuellement. Une police un peu brute vis-à-vis des slumdogs.
Mais aussi, une société qui rêve grâce à la lucarne magique. Celle qui enrichit ceux qui la font, mais pas ceux qui la regardent. Celle que le héros, Jamal Malik, va faire rire, puis gêner, déranger et finalement utilisé pour sa quête incroyable.
Le générique de fin... miam ! pour ceux qui adorent les musicals de Bollywood et pour ceux qui pensent qu'il peut être autre chose de plus qu'une longue liste sur fond noir.
À cela, les prix décernés par l'association des critiques de cinéma d'Amérique du Nord (meilleurs film, acteur principal, scénariste, compositeur) et par les correspondants étrangers d'Hollywood (Golden Globes, meilleurs film dramatique, réalisateur, scénariste et musique). Êtes-vous enfin tenté ?
Les à-côtés :
Le jeune Britannique, Dev Patel, est touchant de naïveté face à un monde terrible qu'il n'affronte pas. L'acteur a fait ses débuts dans la série Skins.
L'article Wikipédia pour ouvrir les pistes de recherche.
Le site officiel pour profiter de quelques chansons du film.
Les amateurs de Sebastião Salgado reconnaîtront plusieurs paysages de Bombay, dont la gare Chhratrapati Shivaji et les monstrueuses canalisations d'eau potable traversant les bidonvilles.
À partie du roman accrocheur de Vikas Swarup réécrit pour tenir un film dense, le réalisateur Danny Boyle, le scénariste Simon Beaufoy et le compositeur A.R. Rahman créent une histoire d'amour aussi pure et impossible de retrouvailles improbables que les films de Bollywood, tout en montrant des réalités persistantes de l'Inde qui n'y apparaissent que dans quelques productions à part.
Les bidonvilles, véritables villes peuplées de misérables mais également d'employés de gens comme moi après tout. Théâtre d'opération de groupes criminels associant revenus tirés des enfants des rues accrochez un peu votre estomac pendant le premier tiers du film. L'affrontement religieux qui explose ponctuellement. Une police un peu brute vis-à-vis des slumdogs.
Mais aussi, une société qui rêve grâce à la lucarne magique. Celle qui enrichit ceux qui la font, mais pas ceux qui la regardent. Celle que le héros, Jamal Malik, va faire rire, puis gêner, déranger et finalement utilisé pour sa quête incroyable.
Le générique de fin... miam ! pour ceux qui adorent les musicals de Bollywood et pour ceux qui pensent qu'il peut être autre chose de plus qu'une longue liste sur fond noir.
À cela, les prix décernés par l'association des critiques de cinéma d'Amérique du Nord (meilleurs film, acteur principal, scénariste, compositeur) et par les correspondants étrangers d'Hollywood (Golden Globes, meilleurs film dramatique, réalisateur, scénariste et musique). Êtes-vous enfin tenté ?
Les à-côtés :
Le jeune Britannique, Dev Patel, est touchant de naïveté face à un monde terrible qu'il n'affronte pas. L'acteur a fait ses débuts dans la série Skins.
L'article Wikipédia pour ouvrir les pistes de recherche.
Le site officiel pour profiter de quelques chansons du film.
Les amateurs de Sebastião Salgado reconnaîtront plusieurs paysages de Bombay, dont la gare Chhratrapati Shivaji et les monstrueuses canalisations d'eau potable traversant les bidonvilles.
2008/11/29
Tropiques effervescents
Les latitudes méridionales de l'hémisphère Nord chauffent bien à l'écoute de France info ce matin.
En Guyane française, c'est le rappel que les départements d'outre-mer vivent de produits importés et taxés. Taxés pour permettre à l'État et la Région-Département de donner un niveau de vie le plus proche possible de celui de la métropole aux habitants des Antilles et de ce bout d'Amazonie. Mais, en Guyane, quels entrepreneurs sont vraiment incités à prendre le pari de développer une activité là, en dehors de ceux qui profitent de la production aurifère illégale ? Les collectivités pensent-elles également à un développement raisonné des transports en commun ? Lointain département, pas assez montré à ses concitoyens d'Europe.
En Thaïlande, c'est le rêve de la démocratie participative : le peuple rappelle au gouvernement où est la limite à ne pas dépasser en occupant le siège du gouvernement depuis fin août. Imaginons les palais de la République française occupés par la foule et les ministres travaillant depuis chez eux ! Les gouvernants ont du mal à comprendre visiblement, même en les remplaçant, et c'est au tour des aéroports d'être occupés. Faire savoir au monde. L'armée fait de l'attentisme malgré les ordres donnés par le pouvoir exécutif. Quant au couple royal, figures révérés en Thaïlande, ils ont contribué financièrement aux funérailles des victimes des deux camps. Pour votre renseignement sur la crise actuelle.
Enfin, le Raj britannique est encore agité de tourments meurtriers. La presqu'île-centre touristique et économique de Bombay a été le lieu rêvé à une force terroriste pour une opération de cauchemar, digne d'une fiction hollywoodienne. Hélas, comme souvent, la réalité a rejoint la fiction. Et pour quoi ? Embraser à nouveau les relations entre l'Inde et le Pakistan ? Convertir le monde à une religion par la force ?
En Guyane française, c'est le rappel que les départements d'outre-mer vivent de produits importés et taxés. Taxés pour permettre à l'État et la Région-Département de donner un niveau de vie le plus proche possible de celui de la métropole aux habitants des Antilles et de ce bout d'Amazonie. Mais, en Guyane, quels entrepreneurs sont vraiment incités à prendre le pari de développer une activité là, en dehors de ceux qui profitent de la production aurifère illégale ? Les collectivités pensent-elles également à un développement raisonné des transports en commun ? Lointain département, pas assez montré à ses concitoyens d'Europe.
En Thaïlande, c'est le rêve de la démocratie participative : le peuple rappelle au gouvernement où est la limite à ne pas dépasser en occupant le siège du gouvernement depuis fin août. Imaginons les palais de la République française occupés par la foule et les ministres travaillant depuis chez eux ! Les gouvernants ont du mal à comprendre visiblement, même en les remplaçant, et c'est au tour des aéroports d'être occupés. Faire savoir au monde. L'armée fait de l'attentisme malgré les ordres donnés par le pouvoir exécutif. Quant au couple royal, figures révérés en Thaïlande, ils ont contribué financièrement aux funérailles des victimes des deux camps. Pour votre renseignement sur la crise actuelle.
Enfin, le Raj britannique est encore agité de tourments meurtriers. La presqu'île-centre touristique et économique de Bombay a été le lieu rêvé à une force terroriste pour une opération de cauchemar, digne d'une fiction hollywoodienne. Hélas, comme souvent, la réalité a rejoint la fiction. Et pour quoi ? Embraser à nouveau les relations entre l'Inde et le Pakistan ? Convertir le monde à une religion par la force ?
2008/11/12
Excellent roman indien
Comment occuper un aller et un demi-retour de TGV avec une bonne lecture romanesque ? Lire le premier roman du diplomate indien Vikas Swarup, Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire, bien long titre pour pouvoir vendre en français un roman titré Q & A.
L'histoire du jeune Ram Mohammad Thomas est un roman. Ça tombe bien. Simple serveur et presque sans scolarité, il parvient à remporter un milliard de roupies à un jeu télévisé rappelant Qui veut gagner... Le producteur, pas encore rentré dans ses frais, ne l'entend pas de cette oreille et commissionne la police de Bombay pour prouver que le héros a triché. Sauvée des méthodes policières par une avocate, Ram va conter l'histoire de sa vie pour prouver qu'il connaissait bien les réponses.
Et, nous voilà, parti dans un récit qui montre la vie de la majorité des Indiens, misérable rêvant des étoiles du cinéma local (dansant et chantant en play back), parvenant à s'élever grâce aux emplois offerts par les riches et les Occidentaux mais retombant si l'employeur est un tueur à gages ou si la bien-aimée est une prostituée résignée à son sort. Si ce n'est pas votre religion supposée qui vous menace lors d'émeutes aussi spontanées que violentes.
C'est à la fois un anti-Bollywood où l'Inde n'est pas belle et gentille, où la vie et l'amour sont réellement des combats mortels, et le récit est digne de ce genre par un final accumulant les surprises et dénouements.
Preuve de la qualité de l'ouvrage, malgré son origine, il a été traduit en une trentaine de langues, les Londoniens en ont fait une comédie musicale et Danny Boyle un film à venir.
Vers le site officiel de l'écrivain.
L'histoire du jeune Ram Mohammad Thomas est un roman. Ça tombe bien. Simple serveur et presque sans scolarité, il parvient à remporter un milliard de roupies à un jeu télévisé rappelant Qui veut gagner... Le producteur, pas encore rentré dans ses frais, ne l'entend pas de cette oreille et commissionne la police de Bombay pour prouver que le héros a triché. Sauvée des méthodes policières par une avocate, Ram va conter l'histoire de sa vie pour prouver qu'il connaissait bien les réponses.
Et, nous voilà, parti dans un récit qui montre la vie de la majorité des Indiens, misérable rêvant des étoiles du cinéma local (dansant et chantant en play back), parvenant à s'élever grâce aux emplois offerts par les riches et les Occidentaux mais retombant si l'employeur est un tueur à gages ou si la bien-aimée est une prostituée résignée à son sort. Si ce n'est pas votre religion supposée qui vous menace lors d'émeutes aussi spontanées que violentes.
C'est à la fois un anti-Bollywood où l'Inde n'est pas belle et gentille, où la vie et l'amour sont réellement des combats mortels, et le récit est digne de ce genre par un final accumulant les surprises et dénouements.
Preuve de la qualité de l'ouvrage, malgré son origine, il a été traduit en une trentaine de langues, les Londoniens en ont fait une comédie musicale et Danny Boyle un film à venir.
Vers le site officiel de l'écrivain.
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