Pendant que les socialistes parisiens, montpelliérains et languedo-roussillonnais se chamaillent gaiement, allons au cinéma pour une programmation unique mais festive et originale : les soirées de l'association so-Bollywood au Royal.
Régulièrement, un film indien avec ses chansons oniriques bien sûr, deux danses sur scène, l'entracte comme là-bas... pour neuf euros.
Hier soir, ce fut donc Rab ne bana di Jodi par Aditya Chopra avec l'obligatoire Shahrukh Khan : histoire d'amour impossible entre une veuve avant même d'être mariée, épouse contrainte d'un élève (Shahruuuuuuuuukh!!!) de son père, lui-même amoureusement gauche et employé de bureau. Très loin donc de panser le cœur brisée de la dame qui rêve de concours de danse.
Pour changer du tout-Hollywood.
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2009/12/23
'Avatar' : non, oui, mais...
Non, rien de nouveau dans l'intrigue d'Avatar de James Cameron. Les solutions de sortie de l'intrigue sont les mêmes que Danse avec les loups.
Oui, l'effet trois-dimensions est d'un réaliste saisissant. Surtout quand les écrans seront ovales ou sphériques tout autour du spectateur.
Mais, le réalisme de l'ensemble gagne-t-il à la débauche 3D ? La poursuite de ce réalisme en 2D ne suffit-il pas comme défi ? Après tout, la grande majorité des spectateurs à domicile ne verront que la version 2D rectangulaire... et pour plusieurs décennies.
Bien évidemment, de richissimes clients et quelques geeks se paieront certainement les premiers 3D home studio pour leur logement. Inconvénient : la surface habitable utile va se réduire. Avantage : plus besoin de chauffage avec le projecteur allumé ou en refroidissement permanent.
Sinon, le film vaut évidemment la peine d'être vu. À Montpellier, en premier séance de l'après-midi (avant 14 heures), le Royal, rue Boussairolles, m'a vendu, hier mardi, la place avec lunettes 3D louées : 6,50 euros. Trois euros moins cher que la séance 3D du matin chez un certain concurrent.
Oui, l'effet trois-dimensions est d'un réaliste saisissant. Surtout quand les écrans seront ovales ou sphériques tout autour du spectateur.
Mais, le réalisme de l'ensemble gagne-t-il à la débauche 3D ? La poursuite de ce réalisme en 2D ne suffit-il pas comme défi ? Après tout, la grande majorité des spectateurs à domicile ne verront que la version 2D rectangulaire... et pour plusieurs décennies.
Bien évidemment, de richissimes clients et quelques geeks se paieront certainement les premiers 3D home studio pour leur logement. Inconvénient : la surface habitable utile va se réduire. Avantage : plus besoin de chauffage avec le projecteur allumé ou en refroidissement permanent.
Sinon, le film vaut évidemment la peine d'être vu. À Montpellier, en premier séance de l'après-midi (avant 14 heures), le Royal, rue Boussairolles, m'a vendu, hier mardi, la place avec lunettes 3D louées : 6,50 euros. Trois euros moins cher que la séance 3D du matin chez un certain concurrent.
2009/12/21
'Happy Feet', joyeuses réflexions environnementales
Surpris, ai-je été en regardant Happy Feet, hier soir sur France 2.
Autant de réflexions environnementales dans un film d'animation.
Qui tient une vérité : si les manchots savaient se médiatiser, ils auraient encore de la glace sous leurs pattes et du poisson dans le gosier.
Autant de réflexions environnementales dans un film d'animation.
Qui tient une vérité : si les manchots savaient se médiatiser, ils auraient encore de la glace sous leurs pattes et du poisson dans le gosier.
2009/08/23
Un peu d'islam au cinéma, une meilleure cohésion sociale ?
Le début du mois de ramadan permet à la presse française de sortir le maronnier : que les jeunes Français de famille musulmane adorent montrer qu'ils le font (même quand ils sont trop jeunes ou bien trop au-delà de leurs limites physiques, etc.), que les entreprises françaises en profitent pour vendre produits alimentaires et gadgets, qu'entreprises maghrébines jonglent avec les conflictuelles dates calendaires et agricoles, mêts traditionnels obligent. Le Figaro signale également que les adolescents musulmans sont aussi crédules que tous les autres adolescents puisqu'ils croient dans les premiers hoax venus, même les plus stupides : Coca Cola est une boisson alcoolisée, tel produits à la mode financent l'armée israélienne, etc.
Des jeunes comme les autres donc.
Ce pourrait être la morale du film Neuilly sa mère ! après avoir confronté des personnages tirés de la majorité des cités à ceux tirés de la haute bourgeoisie de Neuilly-sur-Seine, en banlieue parisienne (merci de réviser le concept « banlieue » en géographie). Beaucoup d'apparence des deux côtés, des croyances éternelles (le combat de la jeune femme en faveur des sans-papiers qu'elle épouserait tous pour les sauver de l'extradition).
Des jeunes quoi qui tous cherchent leur place, certains la trouvant plus facilement que d'autres... Cependant, il faut attendre que le héros quitte sa cité pour découvrir un certain plaisir à aller à l'école (le béguin peut aider). Y aura-t-il une suite utopiste imaginant ce que donnerait le projet montré dans la dernière séquence ?
Et un islam du quotidien rappelé, loin de l'extrémisme, loin de la criminalité avec l'interdit alimentaire du cochon. Bien que vendant de la viande de porc, le chef de famille et sa seconde épouse d'origine marocaine laissent libre chacun de son repas, sans sur-insistance... Celui qui insiste dans un sens ou dans l'autre se ridiculisant en colère vaine et punie ou en cauchemar dérisoire (merci Zizou).
Dans le même temps, on débusque sur quelques écrans le film indien de 2007, Saawariya, de Sanjay Leela Bhansali. Un réalisateur toujours entre grands décors, sentiments exacerbés (Devdas) et conte (Black).
Ici, une ville de toutes les villes, un quartier festif empli de cabarets, de prostituées et de demeures d'anciennes grandes familles dont une chambre est louée par les veuves. Un jeune homme rêveur et artiste, pourtant loin des drames de l'amour et prompt à soulager les peines d'âme des femmes, va découvrir l'amour sans contrepartie. La bien aimée, isolée par une mère aveugle et inquiète de voir partir sa dernière enfant, vit depuis un an de ses attentes nocturnes sur le pont où son mystérieux aimé a promis de revenir la nuit de l'Aïd.
Voici un film dans une ville aux populations mêlées (la veuve anglo-hindish, l'aimé pieux musulman), aux religions diverses (statue de Bouddha, fête de l'Aïd, injonction à Allah, Bible et crucifix), mais sans que ces éléments religieux alourdissent le thème, s'imposent aux personnages. C'est normal que la foule surveille l'apparition de la nouvelle lune, que les femmes se promènent dans les rues sans être importuné par un homme, que le héros fantasme - seul - dans sa chambre.
Même si, finalement, je remarque que les deux plus pieux fidèles à leurs promesses devant Dieu ... (spoilers ôtés), la prostituée narratrice rappelle que même les autres connaissent le bonheur de Dieu, after a fashion.
Des jeunes comme les autres donc.
Ce pourrait être la morale du film Neuilly sa mère ! après avoir confronté des personnages tirés de la majorité des cités à ceux tirés de la haute bourgeoisie de Neuilly-sur-Seine, en banlieue parisienne (merci de réviser le concept « banlieue » en géographie). Beaucoup d'apparence des deux côtés, des croyances éternelles (le combat de la jeune femme en faveur des sans-papiers qu'elle épouserait tous pour les sauver de l'extradition).
Des jeunes quoi qui tous cherchent leur place, certains la trouvant plus facilement que d'autres... Cependant, il faut attendre que le héros quitte sa cité pour découvrir un certain plaisir à aller à l'école (le béguin peut aider). Y aura-t-il une suite utopiste imaginant ce que donnerait le projet montré dans la dernière séquence ?
Et un islam du quotidien rappelé, loin de l'extrémisme, loin de la criminalité avec l'interdit alimentaire du cochon. Bien que vendant de la viande de porc, le chef de famille et sa seconde épouse d'origine marocaine laissent libre chacun de son repas, sans sur-insistance... Celui qui insiste dans un sens ou dans l'autre se ridiculisant en colère vaine et punie ou en cauchemar dérisoire (merci Zizou).
Dans le même temps, on débusque sur quelques écrans le film indien de 2007, Saawariya, de Sanjay Leela Bhansali. Un réalisateur toujours entre grands décors, sentiments exacerbés (Devdas) et conte (Black).
Ici, une ville de toutes les villes, un quartier festif empli de cabarets, de prostituées et de demeures d'anciennes grandes familles dont une chambre est louée par les veuves. Un jeune homme rêveur et artiste, pourtant loin des drames de l'amour et prompt à soulager les peines d'âme des femmes, va découvrir l'amour sans contrepartie. La bien aimée, isolée par une mère aveugle et inquiète de voir partir sa dernière enfant, vit depuis un an de ses attentes nocturnes sur le pont où son mystérieux aimé a promis de revenir la nuit de l'Aïd.
Voici un film dans une ville aux populations mêlées (la veuve anglo-hindish, l'aimé pieux musulman), aux religions diverses (statue de Bouddha, fête de l'Aïd, injonction à Allah, Bible et crucifix), mais sans que ces éléments religieux alourdissent le thème, s'imposent aux personnages. C'est normal que la foule surveille l'apparition de la nouvelle lune, que les femmes se promènent dans les rues sans être importuné par un homme, que le héros fantasme - seul - dans sa chambre.
Même si, finalement, je remarque que les deux plus pieux fidèles à leurs promesses devant Dieu ... (spoilers ôtés), la prostituée narratrice rappelle que même les autres connaissent le bonheur de Dieu, after a fashion.
2009/08/15
"Up There!!! There is so much room..." (air indécemment connu)
Avec Up (Là-haut), Pixar signe un très-grand film d'animation.
Sa réussite tient d'abord à ce qu'en fait, le public ne sait pas quelle histoire il va voir. La promotion a été centrée sur la désormais fameuse scène de l'envol de la maison d'un grincheux états-unien assiégé par la construction gratte-cielesque et les employés d'une maison de retraite, finalement acceptant un malheureux équivalent scout coincé là-haut sur le perron.
C'est tout.
La première partie du film donne tout de suite une immense profondeur à cette scène n°3 et des trouvailles rendent le voyage accrocheur. Pour ne rien révéler, disons que si vos interlocuteurs peu sérieux tournent soudainement la tête dans une autre direction en criant « Écureuil ! »...
À ne pas manquer.
Sa réussite tient d'abord à ce qu'en fait, le public ne sait pas quelle histoire il va voir. La promotion a été centrée sur la désormais fameuse scène de l'envol de la maison d'un grincheux états-unien assiégé par la construction gratte-cielesque et les employés d'une maison de retraite, finalement acceptant un malheureux équivalent scout coincé là-haut sur le perron.
C'est tout.
La première partie du film donne tout de suite une immense profondeur à cette scène n°3 et des trouvailles rendent le voyage accrocheur. Pour ne rien révéler, disons que si vos interlocuteurs peu sérieux tournent soudainement la tête dans une autre direction en criant « Écureuil ! »...
À ne pas manquer.
2009/07/27
Au cinéma ce juillet (à ne pas rater en août donc)
The Reader, d'après le roman Der Voreleser de Bernhard Schlink, change le point de vue sur l'extermination des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale en se plaçant après la guerre : quelle reprise de vie pour les survivants ? Quels effets dans leur vie pour les bourreaux ? Sur les Allemands qui ont connu la période ? Sur les jeunes Allemands de l'après-guerre tel le héros ?
Entre l'émoi amoureux adolescent, le trouble de l'étudiant face aux révélations sur la vie de son amante et comment l'adulte tente de concilier tous ses sentiments extrêmes éprouvés pour une même personne, les parties les plus marquantes m'ont été la tentative du professeur de droit, survivant des camps, de faire réfléchir ses étudiants sur la notion de Droit, de droit à la défense, à un procès équitable dans de pareilles conditions et pour de tels individus. Plus émouvantes et éprouvantes, sont les scènes où l'héroïne tente d'obtenir un pardon/reconnaissance/saura-t-on de son ancien amant qui l'a pourtant aidé pendant son emprisonnement. En contre-point, le héros en quête de pardon/reconnaissance/pour qui ? face à la survivante des camps.
Des questions pas assez souvent abordées et qui complètent pourtant nécessairement les films montrant l'horreur. Car, ceux qui suivent n'ont pas connu cette horreur et ses signes avant-coureurs.
Plus léger et plus hilarant, Woody Allen qui détourne les sketches des commentateurs politico-comiques et des humoristes télévisées états-uniens dans Whatever Works. Un ancien universitaire new-yorkais aigri, qui sait qu'il vit dans un film, devient le mentor épris d'une écervelée sudiste. Une sorte de Quatre mariages et deux suicides à la sauce Woody Allen.
Plus terre-à-terre et quotidien, Somers Town. Près du chantier Eurostar de la gare Saint-Pancras où travaille son père, un jeune polonais fait la rencontre d'un jeune paumé des Midlands, fuyant sa mère et son ennui pour en retrouver de nouveaux dans ce coin de Londres. La vie quotidienne des jeunes, sans excès, sauf celui des amourettes avec la jolie française du petit restau d'à-côté.
Cette fin de semaine, je fais chuter le score avec G.I. Joe's en version française, juste pour voir tomber la tour Eiffel.
Entre l'émoi amoureux adolescent, le trouble de l'étudiant face aux révélations sur la vie de son amante et comment l'adulte tente de concilier tous ses sentiments extrêmes éprouvés pour une même personne, les parties les plus marquantes m'ont été la tentative du professeur de droit, survivant des camps, de faire réfléchir ses étudiants sur la notion de Droit, de droit à la défense, à un procès équitable dans de pareilles conditions et pour de tels individus. Plus émouvantes et éprouvantes, sont les scènes où l'héroïne tente d'obtenir un pardon/reconnaissance/saura-t-on de son ancien amant qui l'a pourtant aidé pendant son emprisonnement. En contre-point, le héros en quête de pardon/reconnaissance/pour qui ? face à la survivante des camps.
Des questions pas assez souvent abordées et qui complètent pourtant nécessairement les films montrant l'horreur. Car, ceux qui suivent n'ont pas connu cette horreur et ses signes avant-coureurs.
Plus léger et plus hilarant, Woody Allen qui détourne les sketches des commentateurs politico-comiques et des humoristes télévisées états-uniens dans Whatever Works. Un ancien universitaire new-yorkais aigri, qui sait qu'il vit dans un film, devient le mentor épris d'une écervelée sudiste. Une sorte de Quatre mariages et deux suicides à la sauce Woody Allen.
Plus terre-à-terre et quotidien, Somers Town. Près du chantier Eurostar de la gare Saint-Pancras où travaille son père, un jeune polonais fait la rencontre d'un jeune paumé des Midlands, fuyant sa mère et son ennui pour en retrouver de nouveaux dans ce coin de Londres. La vie quotidienne des jeunes, sans excès, sauf celui des amourettes avec la jolie française du petit restau d'à-côté.
Cette fin de semaine, je fais chuter le score avec G.I. Joe's en version française, juste pour voir tomber la tour Eiffel.
2009/07/17
Harry en VO à Montpellier : sus à la VF !
Je passe sur, évidemment, l'indispensable suite de la saga Harry Potter qui permit au Diagonal Capitole de Montpellier de se donner des airs de cinéma londonien, new-yorkais ou angelinos avec jeunes anglophones faisant la queue très tôt pour s'arracher leurs places pour la séance de 21 heures, provoquant l'inquiétude des jeunes Français ne connaissant pas ce cinéma d'art et d'essai et croyant que les places de la séance de 14 heures étaient épuisées et réservées.
Il y a donc un marché pour la version originale à Montpellier. Messieurs les distributeurs, pensez au Royal et au Diagonal Capitole, s'il vous plaît. Et envoyez vos doubleurs (fussent-ils célèbres) se faire entendre ailleurs.
Surtout ceux qui fument depuis qu'ils ont douze ans et que les directeurs de casting croient indispensable d'employer pour tout États-Unien viril ou mysogyne. Si Ashton Kutcher a ce genre de voix dans Spread (titre sexuel devenu proxénète dans la V.F. Toy Boy), je préfère l'entendre de mes oreilles.
De plus, si le film est mal joué (élocution hachée côté masculin, très poétiquement déclamé côté féminin), je préfère juger la version originale et ne pas avoir à me demander si ce n'est pas le doublage qui merde.
Pour Harry, l'attente sera longue : fin 2010 et 2011 pour la fin :(
Il y a donc un marché pour la version originale à Montpellier. Messieurs les distributeurs, pensez au Royal et au Diagonal Capitole, s'il vous plaît. Et envoyez vos doubleurs (fussent-ils célèbres) se faire entendre ailleurs.
Surtout ceux qui fument depuis qu'ils ont douze ans et que les directeurs de casting croient indispensable d'employer pour tout États-Unien viril ou mysogyne. Si Ashton Kutcher a ce genre de voix dans Spread (titre sexuel devenu proxénète dans la V.F. Toy Boy), je préfère l'entendre de mes oreilles.
De plus, si le film est mal joué (élocution hachée côté masculin, très poétiquement déclamé côté féminin), je préfère juger la version originale et ne pas avoir à me demander si ce n'est pas le doublage qui merde.
Pour Harry, l'attente sera longue : fin 2010 et 2011 pour la fin :(
2009/06/24
Transformers 2 : le film d'action cinq étoiles
Toujours à l'économe Royal, et dans la salle numérique, Transformers 2 s'annonce comme la locomotive de la semaine-fête du cinéma qui démarre ce samedi 27 juin.
Oui, Michael Bay s'amuse avec des plans courts de bagarres de robots et de bombardements ! Et alors ? En deux heures et demi, il prend aussi le temps de développer l'histoire dont le déroulement suit un cours, peu tranquille, mais crédible : depuis une double-introduction replaçant les protagonistes et présentant aux téléspectateurs et aux factions des deux camps l'enjeu du combat.
Dès la Préhistoire, les Transformers ont visité la Terre, au départ pour l'utiliser : voler son Soleil pour alimenter en énergie leurs corps et leurs descendances. Mais, la règle de ne pas le faire dans un système solaire où une planète connaissait une vie fut violée par le premier des Decepticons. La Terre et les Hommes furent sauvés par le sacrifice des Primes, dont l'héritage est l'objectif de l'ennemi dans le film.
Au début du film, les Humains sont revenus à leur vie tranquille. Oui, on peut avoir sauvé la planète avec des robots à seize ans et vouloir aller à l'université à dix-huit sans vouloir y repenser... sauf que le hasard, le destin ou la défaite incomplète de l'ennemi appelle le contraire.
Heureusement, Bay connaît son métier et ponctue tout cette mythologie geek de nombreuses marques d'humour, allant même, ahurissant pour un film grand public venant d'outre-Atlantique, jusque sous la culotte... Dans une scène pyramidale, ce ne sont d'ailleurs pas des milliers d'années qui vous contemplent :p
Bon spectacle avec l'aide des forces armées des États-Unis (pour faire des économies d'effets spéciaux ^^).
Oui, Michael Bay s'amuse avec des plans courts de bagarres de robots et de bombardements ! Et alors ? En deux heures et demi, il prend aussi le temps de développer l'histoire dont le déroulement suit un cours, peu tranquille, mais crédible : depuis une double-introduction replaçant les protagonistes et présentant aux téléspectateurs et aux factions des deux camps l'enjeu du combat.
Dès la Préhistoire, les Transformers ont visité la Terre, au départ pour l'utiliser : voler son Soleil pour alimenter en énergie leurs corps et leurs descendances. Mais, la règle de ne pas le faire dans un système solaire où une planète connaissait une vie fut violée par le premier des Decepticons. La Terre et les Hommes furent sauvés par le sacrifice des Primes, dont l'héritage est l'objectif de l'ennemi dans le film.
Au début du film, les Humains sont revenus à leur vie tranquille. Oui, on peut avoir sauvé la planète avec des robots à seize ans et vouloir aller à l'université à dix-huit sans vouloir y repenser... sauf que le hasard, le destin ou la défaite incomplète de l'ennemi appelle le contraire.
Heureusement, Bay connaît son métier et ponctue tout cette mythologie geek de nombreuses marques d'humour, allant même, ahurissant pour un film grand public venant d'outre-Atlantique, jusque sous la culotte... Dans une scène pyramidale, ce ne sont d'ailleurs pas des milliers d'années qui vous contemplent :p
Bon spectacle avec l'aide des forces armées des États-Unis (pour faire des économies d'effets spéciaux ^^).
2009/06/07
Terminator contre la VF
Vu au Royal, Terminator Salvation lance une seconde trilogie.
Après les Terminators qui remontent le temps pour se débarasser de John Connor, le futur chef de la résistance humaine à Skynet, voilà le même John Connor en plein dans cette guerre contre la machine devenue indépendante. Et, en plein doute, les cassettes enregistrées par sa mère ne donnent pas toutes les réponses : pourquoi Skynet capture-t-il des humains vivants ? Quelles sont les limites entre l'homme et le Terminator ? Et, enfin, comment retrouver son futur père dans cet enfer ?
C'est parti pour trois films, le temps de laisser à ce joli monde le temps de prendre leur rôle en main.
Cependant, cette incarnation serait plus facile si le spectateur français n'avait pas à supporter - à cause de choix stupides commerciaux des distributeurs parisiens - la version française.
Sans même regarder le titre mal traduit : salvation n'est pas renaissance. Le personnage est un États-Unien viril et combattant, futur père de famille ? La voix française sera donc aussi rocailleuse que s'il avait fumé depuis l'enfance. Même chose pour son opposant. Pfffffffffffffffff...
Pire, le I'll be back-clin d'œil tombe à plat en V.F.
N'étant plus à Paris, le choix m'est limité... sauf pour les DVD : achat de Mamma Mia! et de Slumdog Millionaire sur amazon.co.uk. La version originale sous-titrée en anglais, pas de version assassine en vue. Les oreilles heureuses et les filiales françaises de distribution punies, en plus de faire des économies pour moi.
Après les Terminators qui remontent le temps pour se débarasser de John Connor, le futur chef de la résistance humaine à Skynet, voilà le même John Connor en plein dans cette guerre contre la machine devenue indépendante. Et, en plein doute, les cassettes enregistrées par sa mère ne donnent pas toutes les réponses : pourquoi Skynet capture-t-il des humains vivants ? Quelles sont les limites entre l'homme et le Terminator ? Et, enfin, comment retrouver son futur père dans cet enfer ?
C'est parti pour trois films, le temps de laisser à ce joli monde le temps de prendre leur rôle en main.
Cependant, cette incarnation serait plus facile si le spectateur français n'avait pas à supporter - à cause de choix stupides commerciaux des distributeurs parisiens - la version française.
Sans même regarder le titre mal traduit : salvation n'est pas renaissance. Le personnage est un États-Unien viril et combattant, futur père de famille ? La voix française sera donc aussi rocailleuse que s'il avait fumé depuis l'enfance. Même chose pour son opposant. Pfffffffffffffffff...
Pire, le I'll be back-clin d'œil tombe à plat en V.F.
N'étant plus à Paris, le choix m'est limité... sauf pour les DVD : achat de Mamma Mia! et de Slumdog Millionaire sur amazon.co.uk. La version originale sous-titrée en anglais, pas de version assassine en vue. Les oreilles heureuses et les filiales françaises de distribution punies, en plus de faire des économies pour moi.
2009/06/05
Le Royal : le ciné pas cher à Montpellier
Toujours bon à répéter : 4,50 euros la première séance de l'après-midi au Royal, rue Boussairolles, à deux pas de la place de la Comédie, au centre de Montpellier.
8 euros tarif plein sinon, si vraiment vous n'avez pas de réduction ou si vous ne pouvez aller au cinéma le mercredi soir pour profiter des films à 6 euros.
Le site : par là.
En projet, un multiplexe Royal Pic Saint-Loup au sud de Saint-Gély-du-Fesc, à un instant de Montpellier. En espérant que le département développera l'offre bus entre le tramway à Occitanie et le cinéma.
8 euros tarif plein sinon, si vraiment vous n'avez pas de réduction ou si vous ne pouvez aller au cinéma le mercredi soir pour profiter des films à 6 euros.
Le site : par là.
En projet, un multiplexe Royal Pic Saint-Loup au sud de Saint-Gély-du-Fesc, à un instant de Montpellier. En espérant que le département développera l'offre bus entre le tramway à Occitanie et le cinéma.
2009/05/13
17 Again
17 Again. Formidable idée, comme je l'ai lu ailleurs : vous vous endormer en ancien Friends chômeur largué par sa femme et ses deux ados d'enfants. Vous vous réveillez en star de comédie musicale, lycéen champion de basket. Où dois-je signer, Méphisto ?
Ça peut rappeler un 13 Going on 30 masculin et à l'envers.
Zac Efron continue dans la veine danse/basket et je séduis toutes les filles depuis la lycéenne jusqu'à sa mère.
Heureusement, le teen movie a assez d'auto-dérision pour tenir un public large, fan époumonnée, romantique, second degré, etc. : un couple de post-ado qui se forme en parlant elfique tradition Tolkien, les clichés du genre tellement voyant que cela ne peut être dû au hasard... et tout ça tourne bien.
Pour une pause dans la semaine plan-plan.
Ça peut rappeler un 13 Going on 30 masculin et à l'envers.
Zac Efron continue dans la veine danse/basket et je séduis toutes les filles depuis la lycéenne jusqu'à sa mère.
Heureusement, le teen movie a assez d'auto-dérision pour tenir un public large, fan époumonnée, romantique, second degré, etc. : un couple de post-ado qui se forme en parlant elfique tradition Tolkien, les clichés du genre tellement voyant que cela ne peut être dû au hasard... et tout ça tourne bien.
Pour une pause dans la semaine plan-plan.
2009/05/09
Star Trek: classic again
D'abord : moi fan de Babylon 5, qu'est-ce que je connais de Star Trek ? Le début de la première saison d'Enterprise avec Scott Bakula. Ça m'avait plu.
Donc, allons voir le onzième film, Star Trek, tout simplement titré donc. Le premier après la disparition de Majel Barrett, veuve Roddenberry.
Ça vaut la peine : recréation de la série classique, version uchronique pour rendre les personnes plus complexes, en recherche d'eux-mêmes pour partir (suite possible) explorer l'univers, et s'amuser des ressemblances entre les personnages d'avant et ceux d'aujourd'hui.
Un trou noir entraîne l'arrivée d'un vaisseau de Romuliens en colère le jour de la naissance de James Kirk, entraînant la mort de son père. En conséquence, celui-ci devient un adolescent rebelle, brillant mais peu efficace quand il s'agit de faire accepter cette brillance par les autres. Parallèlement, Spock essaie de trouver sa place, métis humain-vulcain sur Vulcain... planète finalement menacé par les Romuliens patients, mais toujours en colère. Les deux hommes, qui auraient pu être amis dans une autre série, ne se supportent pas l'un l'autre... Mais, il faudrait tout de même sauver la Terre (film états-unien oblige).
Voilà pour l'intrigue. Pour les clins d'œil, seul celui concernant Enterprise m'a marqué, forcément. Avec un Scotty, génie de la téléportation, qui est banni sur un avant-poste frigorifique par l'amiral Archer : le génie a testé sur le chien de l'amiral l'idée de téléporter un être vivant entre vaisseaux en mouvement...
Recréation pour attirer une nouvelle génération, processus toujours nécessaire pour une franchise. Seulement... la musique originale en générique de fin, désolé, mais ça colle pas. Mais, ce doit être le Babylonien qui parle.
Donc, allons voir le onzième film, Star Trek, tout simplement titré donc. Le premier après la disparition de Majel Barrett, veuve Roddenberry.
Ça vaut la peine : recréation de la série classique, version uchronique pour rendre les personnes plus complexes, en recherche d'eux-mêmes pour partir (suite possible) explorer l'univers, et s'amuser des ressemblances entre les personnages d'avant et ceux d'aujourd'hui.
Un trou noir entraîne l'arrivée d'un vaisseau de Romuliens en colère le jour de la naissance de James Kirk, entraînant la mort de son père. En conséquence, celui-ci devient un adolescent rebelle, brillant mais peu efficace quand il s'agit de faire accepter cette brillance par les autres. Parallèlement, Spock essaie de trouver sa place, métis humain-vulcain sur Vulcain... planète finalement menacé par les Romuliens patients, mais toujours en colère. Les deux hommes, qui auraient pu être amis dans une autre série, ne se supportent pas l'un l'autre... Mais, il faudrait tout de même sauver la Terre (film états-unien oblige).
Voilà pour l'intrigue. Pour les clins d'œil, seul celui concernant Enterprise m'a marqué, forcément. Avec un Scotty, génie de la téléportation, qui est banni sur un avant-poste frigorifique par l'amiral Archer : le génie a testé sur le chien de l'amiral l'idée de téléporter un être vivant entre vaisseaux en mouvement...
Recréation pour attirer une nouvelle génération, processus toujours nécessaire pour une franchise. Seulement... la musique originale en générique de fin, désolé, mais ça colle pas. Mais, ce doit être le Babylonien qui parle.
2009/03/01
Premier avril, on va rire
Oublié dans mes étrennes cinématographiques, l'adaptation du manga Dragon Ball : Dragon Ball Evolution qui sort en France le premier avril 2009, quelques jours après l'Asie de l'Est et quelques jours avant l'Amérique du Nord.
Ça sent le second degré, même si je vais certainement le savourer au troisième degré. Merci la version frenchie.
Pour pouvoir juger avec justesse, il faudrait tout de même voir la précédente adaptation financée par des Philippins et des Taïwanais.
Sur les petits écrans japonais, en avril également, Dragon Ball Z, la série animée cette fois, est rediffusée dans une version technologiquement améliorée et littérairement plus courte et conforme au manga. C'est Dragon Ball Kai. Là aussi, supprimer les génériques et les voix franchouilles auraient suffi pour me ravir.
Ça sent le second degré, même si je vais certainement le savourer au troisième degré. Merci la version frenchie.
Pour pouvoir juger avec justesse, il faudrait tout de même voir la précédente adaptation financée par des Philippins et des Taïwanais.
Sur les petits écrans japonais, en avril également, Dragon Ball Z, la série animée cette fois, est rediffusée dans une version technologiquement améliorée et littérairement plus courte et conforme au manga. C'est Dragon Ball Kai. Là aussi, supprimer les génériques et les voix franchouilles auraient suffi pour me ravir.
2009/02/23
Youpi !!!
Slumdog Millionaire, inspiré du roman de Vikas Swarup, a ratissé large lors de la cérémonie des Oscars, aux États-Unis. Les professionnels locaux du cinéma l'ont apprécié.
Les critiques négatives pleuvent néanmoins.
L'intrigue est irréaliste : deux amoureux purs se retrouvant par deux fois après des années de séparation, se retrouvant sur des hasards inouis (croiser un ancien compagnon d'infortune aveugle, appeler au hasard une liste d'homonymes de son frère, etc.). Et alors ? On peut rêver romantique, non ? Ça change du monde réel.
L'Inde est représentée comme un enfer pour ses enfants et les habitants des bidonvilles. C'est pourtant vrai : les employés obligés de vivre dans ces quartiers spontanés faute de pouvoir louer ailleurs, des enfants utilisés par les bandits, l'affrontement nationaliste qui prétend se fonder sur les religions, les interrogatoires par la police,... La lecture de quelques critiques d'ouvrages sur l'Inde dans le numéro de Books confirme que tout n'est pas rose en Inde (comme partout ailleurs). L'Inde de Jamal Malik autant l'Inde que l'Inde qui réussit économiquement, que l'Inde montrée par la partie romantique et chantante de Bollywood. Pourquoi montrer les deux autres et pas celle-là ?
L'Inde ne peut pas être montrée comme ça par un étranger. J'apprécierai un film sur la France des années 2000 écrit et réalisé par un étranger, surtout s'il est originaire d'une des anciennes colonies françaises dont ses concitoyens rêvent de l'eldorado français. Qu'il ou elle rappelle nos défauts que nous ne voyons plus. Et qu'elle remporte un Oscar pour le faire savoir au monde entier. Ça nous secouerait. Comme cet affront peut secouer certains Indiens et les inciter à se mobiliser sur de vieux problèmes.
Une partie de l'Inde est-elle vexée qu'un Britannique soit capable d'utiliser les recettes bollywoodiennes (musique, danse, irréalisme des situations, opposition des classes) pour réussir plus facilement qu'un film de Bollywood sur la scène internationale ? Pourtant, les films musicaux de Bombay sont connus par les familles d'origine immigrée en France. C'est un succès plus discret... mais encourageant sur l'ouverture culturelle de mes concitoyens.
Bonne soirée hier, donc.
Les critiques négatives pleuvent néanmoins.
L'intrigue est irréaliste : deux amoureux purs se retrouvant par deux fois après des années de séparation, se retrouvant sur des hasards inouis (croiser un ancien compagnon d'infortune aveugle, appeler au hasard une liste d'homonymes de son frère, etc.). Et alors ? On peut rêver romantique, non ? Ça change du monde réel.
L'Inde est représentée comme un enfer pour ses enfants et les habitants des bidonvilles. C'est pourtant vrai : les employés obligés de vivre dans ces quartiers spontanés faute de pouvoir louer ailleurs, des enfants utilisés par les bandits, l'affrontement nationaliste qui prétend se fonder sur les religions, les interrogatoires par la police,... La lecture de quelques critiques d'ouvrages sur l'Inde dans le numéro de Books confirme que tout n'est pas rose en Inde (comme partout ailleurs). L'Inde de Jamal Malik autant l'Inde que l'Inde qui réussit économiquement, que l'Inde montrée par la partie romantique et chantante de Bollywood. Pourquoi montrer les deux autres et pas celle-là ?
L'Inde ne peut pas être montrée comme ça par un étranger. J'apprécierai un film sur la France des années 2000 écrit et réalisé par un étranger, surtout s'il est originaire d'une des anciennes colonies françaises dont ses concitoyens rêvent de l'eldorado français. Qu'il ou elle rappelle nos défauts que nous ne voyons plus. Et qu'elle remporte un Oscar pour le faire savoir au monde entier. Ça nous secouerait. Comme cet affront peut secouer certains Indiens et les inciter à se mobiliser sur de vieux problèmes.
Une partie de l'Inde est-elle vexée qu'un Britannique soit capable d'utiliser les recettes bollywoodiennes (musique, danse, irréalisme des situations, opposition des classes) pour réussir plus facilement qu'un film de Bollywood sur la scène internationale ? Pourtant, les films musicaux de Bombay sont connus par les familles d'origine immigrée en France. C'est un succès plus discret... mais encourageant sur l'ouverture culturelle de mes concitoyens.
Bonne soirée hier, donc.
2009/01/16
Formidable Slumdog Millionaire
Sorti cette semaine en France, découvert au hasard d'une lecture : Slumdog Millionaire ou l'ambiance indienne sans le maquillage des comédies musicales.
À partie du roman accrocheur de Vikas Swarup réécrit pour tenir un film dense, le réalisateur Danny Boyle, le scénariste Simon Beaufoy et le compositeur A.R. Rahman créent une histoire d'amour aussi pure et impossible de retrouvailles improbables que les films de Bollywood, tout en montrant des réalités persistantes de l'Inde qui n'y apparaissent que dans quelques productions à part.
Les bidonvilles, véritables villes peuplées de misérables mais également d'employés de gens comme moi après tout. Théâtre d'opération de groupes criminels associant revenus tirés des enfants des rues accrochez un peu votre estomac pendant le premier tiers du film. L'affrontement religieux qui explose ponctuellement. Une police un peu brute vis-à-vis des slumdogs.
Mais aussi, une société qui rêve grâce à la lucarne magique. Celle qui enrichit ceux qui la font, mais pas ceux qui la regardent. Celle que le héros, Jamal Malik, va faire rire, puis gêner, déranger et finalement utilisé pour sa quête incroyable.
Le générique de fin... miam ! pour ceux qui adorent les musicals de Bollywood et pour ceux qui pensent qu'il peut être autre chose de plus qu'une longue liste sur fond noir.
À cela, les prix décernés par l'association des critiques de cinéma d'Amérique du Nord (meilleurs film, acteur principal, scénariste, compositeur) et par les correspondants étrangers d'Hollywood (Golden Globes, meilleurs film dramatique, réalisateur, scénariste et musique). Êtes-vous enfin tenté ?
Les à-côtés :
Le jeune Britannique, Dev Patel, est touchant de naïveté face à un monde terrible qu'il n'affronte pas. L'acteur a fait ses débuts dans la série Skins.
L'article Wikipédia pour ouvrir les pistes de recherche.
Le site officiel pour profiter de quelques chansons du film.
Les amateurs de Sebastião Salgado reconnaîtront plusieurs paysages de Bombay, dont la gare Chhratrapati Shivaji et les monstrueuses canalisations d'eau potable traversant les bidonvilles.
À partie du roman accrocheur de Vikas Swarup réécrit pour tenir un film dense, le réalisateur Danny Boyle, le scénariste Simon Beaufoy et le compositeur A.R. Rahman créent une histoire d'amour aussi pure et impossible de retrouvailles improbables que les films de Bollywood, tout en montrant des réalités persistantes de l'Inde qui n'y apparaissent que dans quelques productions à part.
Les bidonvilles, véritables villes peuplées de misérables mais également d'employés de gens comme moi après tout. Théâtre d'opération de groupes criminels associant revenus tirés des enfants des rues accrochez un peu votre estomac pendant le premier tiers du film. L'affrontement religieux qui explose ponctuellement. Une police un peu brute vis-à-vis des slumdogs.
Mais aussi, une société qui rêve grâce à la lucarne magique. Celle qui enrichit ceux qui la font, mais pas ceux qui la regardent. Celle que le héros, Jamal Malik, va faire rire, puis gêner, déranger et finalement utilisé pour sa quête incroyable.
Le générique de fin... miam ! pour ceux qui adorent les musicals de Bollywood et pour ceux qui pensent qu'il peut être autre chose de plus qu'une longue liste sur fond noir.
À cela, les prix décernés par l'association des critiques de cinéma d'Amérique du Nord (meilleurs film, acteur principal, scénariste, compositeur) et par les correspondants étrangers d'Hollywood (Golden Globes, meilleurs film dramatique, réalisateur, scénariste et musique). Êtes-vous enfin tenté ?
Les à-côtés :
Le jeune Britannique, Dev Patel, est touchant de naïveté face à un monde terrible qu'il n'affronte pas. L'acteur a fait ses débuts dans la série Skins.
L'article Wikipédia pour ouvrir les pistes de recherche.
Le site officiel pour profiter de quelques chansons du film.
Les amateurs de Sebastião Salgado reconnaîtront plusieurs paysages de Bombay, dont la gare Chhratrapati Shivaji et les monstrueuses canalisations d'eau potable traversant les bidonvilles.
2009/01/09
Twilight, nouvelle série romanesque adaptée
Un teen movie inspiré de la littérature est à voir depuis mercredi en France : Twilight, premier des films adaptés des romans de Stephenie Meyer.
Bella Swan, une ado quitte l'Arizona et sa mère remise en couple pour vivre chez son père, à Forks, l'endroit le plus pluvieux des États-Unis. Elle s'inclut rapidement dans un groupe de lycéens, mais son regard s'attache rapidement sur un des orphelins Cullens, recueillis par le médecin du patelin. Edward paraît touché également, mais multiplie les signes contradictoires à l'égard de la jeune femme : dégoût expressif, colère, soudainement sociable, salvateur, puis fuyant, etc.
Le secret ne se cache pas longtemps, il est un ... [non, mais allez voir le film ou lire le roman], mais végétarien grâce au docteur Cullen.
Les personnages sont attachants, même si la bonne façon dont est filmée la première partie laisse imaginer toutes les pages du roman qu'il a fallu condenser pour faire un film d'une durée que l'États-Unien moyen puisse supporter sans zapper.
Pas de scène inutile, toutes ont un sens, un moment. La meilleure pour moi étant l'explosion à mains nues d'un saladier, suite à une révélation gaffeuse d'Edward, qui reste un adolescent, au sens où il vit dans son univers en cours de changement, où tout est moment de crise, tout peut aller mieux ou revenir au pire, où il peut tout avoir et tout perdre.
Une excellente raison d'aller se plonger dans les romans pour lire le talent de Stephenie Meyer, que l'équipe de tournage a fait bien de ne pas l'avoir écarté du projet.
Gros bémol... En province, la version française est difficilement contournable si on veut voir un film. Donc, Edward a la voix française de l'ado mâle et séducteur, celle donc de l'ersatz de Luke Perry dans Beverly Hills, 90210. Mais, je ne pense pas qu'en V.O., l'acteur Robert Pattinson a été obligé de réciter son texte avec autant d'à-coups et de manque d'imagination...
En espérant que l'ouverture rapide du Royal Pic Saint-Loup, à Saint-Gély-du-Fesc, permettra à l'entreprise Royal d'obtenir plus de films en version originale. PI-TIÉ !!!
Bella Swan, une ado quitte l'Arizona et sa mère remise en couple pour vivre chez son père, à Forks, l'endroit le plus pluvieux des États-Unis. Elle s'inclut rapidement dans un groupe de lycéens, mais son regard s'attache rapidement sur un des orphelins Cullens, recueillis par le médecin du patelin. Edward paraît touché également, mais multiplie les signes contradictoires à l'égard de la jeune femme : dégoût expressif, colère, soudainement sociable, salvateur, puis fuyant, etc.
Le secret ne se cache pas longtemps, il est un ... [non, mais allez voir le film ou lire le roman], mais végétarien grâce au docteur Cullen.
Les personnages sont attachants, même si la bonne façon dont est filmée la première partie laisse imaginer toutes les pages du roman qu'il a fallu condenser pour faire un film d'une durée que l'États-Unien moyen puisse supporter sans zapper.
Pas de scène inutile, toutes ont un sens, un moment. La meilleure pour moi étant l'explosion à mains nues d'un saladier, suite à une révélation gaffeuse d'Edward, qui reste un adolescent, au sens où il vit dans son univers en cours de changement, où tout est moment de crise, tout peut aller mieux ou revenir au pire, où il peut tout avoir et tout perdre.
Une excellente raison d'aller se plonger dans les romans pour lire le talent de Stephenie Meyer, que l'équipe de tournage a fait bien de ne pas l'avoir écarté du projet.
Gros bémol... En province, la version française est difficilement contournable si on veut voir un film. Donc, Edward a la voix française de l'ado mâle et séducteur, celle donc de l'ersatz de Luke Perry dans Beverly Hills, 90210. Mais, je ne pense pas qu'en V.O., l'acteur Robert Pattinson a été obligé de réciter son texte avec autant d'à-coups et de manque d'imagination...
En espérant que l'ouverture rapide du Royal Pic Saint-Loup, à Saint-Gély-du-Fesc, permettra à l'entreprise Royal d'obtenir plus de films en version originale. PI-TIÉ !!!
2009/01/01
Au cinéma en 2009
Le plaisir des listes est qu'on y trouve de tout. Allez, liste des films prévus pour 2009, pleine de suites.
Pour amateur d'adaptation des romans-feuilleton : Twilight dès la semaine prochaine, Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé en juillet, au milieu de nombreuses suites : Âge de glace, Transformers, OSS117, et autres X-Men.
Les films plus sérieux ou plus d'auteur se découvrent généralement au dernier moment, dans les programmes de salle comme le Royal et le Diagonal, à Montpellier. Surtout quand, en province, on voudrait bien voir des films grand public en version originale.
Pour amateur d'adaptation des romans-feuilleton : Twilight dès la semaine prochaine, Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé en juillet, au milieu de nombreuses suites : Âge de glace, Transformers, OSS117, et autres X-Men.
Les films plus sérieux ou plus d'auteur se découvrent généralement au dernier moment, dans les programmes de salle comme le Royal et le Diagonal, à Montpellier. Surtout quand, en province, on voudrait bien voir des films grand public en version originale.
2008/12/23
Burn After Reading
Et si un vaudeville faisait des petits avec un film d'espionnage, ça donnerait sûrement Burn After Reading des frères Coen, sorti ce mois-ci au cinéma. Et on finirait par se demander si l'espion n'a pas été cocufié par une comédie.
Dans la bonne société des fonctionnaires fédéraux, les couples ont des faiblesses adultères que certaines maîtresses veulent conclure en divorce. Mais, cette idée tombe au moment où le cocu est viré de son poste d'analyste à la CIA, et, de toute façon, tombera toujours au mauvais moment pour l'amant, un Marshall armé, mais qui se sert plus souvent d'un autre de ses pistolets.
À cause des péripéties dans la vie d'une secrétaire, ce vaudeville va lorgner vers le film d'espionnage lorsque le personnel d'une salle de sport va découvrir un CD-rom sur lequel l'amante a gravé le contenu de l'ordinateur de son mari pour préparer la prise de possession des comptes bancaires allant avec le divorce. Pour s'en mettre plein les poches et accomplir leurs rêves, le jeune entraîneur tout fou et sa collègue complexée vont tenter de faire chanter l'ancien analyste alcoolique.
Resteront certainement dans les annales de l'humour, les rencontres au siège de la CIA entre les chefs essayant de comprendre ce qu'il se passe.
De grandes stars pour un petit tour de manivelle bien loin du conformisme hollywoodien : critiques des institutions et des habitants des États-Unis, tournage à New York.
Bon film.
Dans la bonne société des fonctionnaires fédéraux, les couples ont des faiblesses adultères que certaines maîtresses veulent conclure en divorce. Mais, cette idée tombe au moment où le cocu est viré de son poste d'analyste à la CIA, et, de toute façon, tombera toujours au mauvais moment pour l'amant, un Marshall armé, mais qui se sert plus souvent d'un autre de ses pistolets.
À cause des péripéties dans la vie d'une secrétaire, ce vaudeville va lorgner vers le film d'espionnage lorsque le personnel d'une salle de sport va découvrir un CD-rom sur lequel l'amante a gravé le contenu de l'ordinateur de son mari pour préparer la prise de possession des comptes bancaires allant avec le divorce. Pour s'en mettre plein les poches et accomplir leurs rêves, le jeune entraîneur tout fou et sa collègue complexée vont tenter de faire chanter l'ancien analyste alcoolique.
Resteront certainement dans les annales de l'humour, les rencontres au siège de la CIA entre les chefs essayant de comprendre ce qu'il se passe.
De grandes stars pour un petit tour de manivelle bien loin du conformisme hollywoodien : critiques des institutions et des habitants des États-Unis, tournage à New York.
Bon film.
2008/11/15
Changeling de Straczynski et Eastwood
Changeling (Le Changement, faudrait se mettre aux langues étrangères) est un film à voir pour des raisons artistiques, historiques et sociales.
Changeling is a movie to watch because of artistic, historical and social reasons.
Artistiques : un film écrit par Joe Michael Straczynski et réalisé par Clint Eastwood a toutes les chances d'être un bon film.
Artistic: a movie written by Joe Michael Straczynski and directed by Clint Eastwood must be a good movie.
Le premier est un auteur intègre et prenant. Il a mené un véritable travail de journaliste à travers les archives pour raconter ces faits divers qui ont eu lieu à Los Angeles et ses alentours en 1928. Il mène ses projets à fond et jusqu'au bout, et est toujours le meilleur auteur dès qu'il est libre. La réussite de Babylon 5 l'a prouvée, sauf à Warner Bros. dont les dirigeants font toujours la moue, voulant tester le marché avant de laisser la série de science-fiction devenir un film.
The first one is an honest author. He investigated as a journalist the archives of this crimes that happened in Los Angeles and its then-rural suburbs in 1928. JMS conducts his projects personally and to their ends, and is always the best when let free. The artistic achievement of Babylon 5 is a proof to every spectator but Warner Bros. directors who is continuing to need to test the audience before letting this science-fiction series go on theater format.
Je découvre le second : il m'a fallu du temps pour perdre le préjugé de l'acteur-cow-boy. Il filme ce qui est nécessaire et respecte la mise en scène soumise par le scénariste et ne s'acharne pas sur les acteurs. Malkovich a pu ainsi boucler une grosse journée de tournage en une matinée : efficacité des acteurs, nombre limité de prises. Tout cela repose vraiment après l'incapabilité du réalisateur de Quantum of Solace de fixer plus d'une milli-seconde d'une scène d'action et celle de son scénariste à faire comprendre son/ses/y-en-avait-une intrigue.
I discover the second, because I needed time to forget the western actor cliché. He shoots what is necessary and respects the scenarist's work. Malkovich was surprised to succeeded the filming of 8-9 pages of a scene in a far less amount of time than another movie. It is quite good after the incapability of The Quantum of Solace's director to fix his camera more than one milli-second during an action scene and the incapibility of the scenarist to make his intrigue.
Historiques : oui, tout ce que montre le film est arrivé... et ça fait peur. Universal a demandé à Straczynski de compléter son script des copies d'articles de presse et archives nécessaires à prouver les faits, même si la licence artistique a imposé un minimum d'arrangements. Ceux-ci réduits le plus possible et qui ont convaincu les avocats du studio. Plus, l'immersion dans les années 1920-1930 guidée par les souvenirs d'Eastwood enfant.
Historical: all the story is true, not based on true events. All true, with mininum arrangements most of them around composite characters. After Cannes Festival, Universal asked Straczynski to complete his script with copies of press articles and archives that he found during his investigative work. They convinced the studio's juridic office. Plus the visit of the 1920-1930s guided by the Eastwood child of those years.
Sociales : Straczynski, auteur, entre autres, de Babylon 5 et de Midnight Nation, n'écrit jamais seulement pour le plaisir de l'anticipation ou du rappel du passé. Il écrit vraiment pour la réflexion des spectateurs. B5 (1993-1998) a des intrigues qui rappelle les années Bush de l'après-11 septembre. Dans Changeling, c'est la place des femmes (l'héroïne est ainsi accusée de vouloir retrouver ses cinq mois de liberté sans enfant, où elle pouvait rencontrer qui elle voulait) et des enfants dans la société qui est questionnée, ainsi que celle des forces de l'ordre, et dans une moindre mesure des médias d'information. Ces faits sont-ils encore possibles aujourd'hui ? À entendre cet été, les faits divers autour d'abandon d'enfants dans des voitures et de meurtres d'enfants...
Social: Straczynski, author of Babylon 5 and Midnight Nation never writes only by pleasure of imagining the anticipation or rememoring the past. He really writes for the reflexion of the spectators. B5 (1993-1998) had some intrigues (the Clark presidency for example) that make think about the state of the United States even before W. Bush and the post-11 September attack. In Changeling, the place of children and women in the society is questionned: the heroin is accused of wanting to retrieve her 5 month freedom, implying meeting and sexual freedom. The responsibility of the police forces, and in lesser mesure, the news media.
Are these facts possible today? When I heard about the children abandoned in cars or child murders in quiet France this Summer,... When you hear what men said about women in the street...
And, like in the times of Babylon 5, rewatching the movie in my head makes me find another topics, another subjects of today's debates...
Sur l'histoire du film, l'article de la Wikipédia en anglais est assez complet et sourcé.
Sur les œuvres de Straczynski, trop méconnu, il a écrit des scénarios pour les séries animées Ghosbusters et Les Maîtres de l'univers. Après Babylon 5, il a vécu les échecs successifs de deux séries dérivées de B5 et de Jeremiah (que deviendraient, adultes, les enfants d'un monde où tous les pubères seraient morts ?) à cause du manque de liberté laissé par les diffuseurs. Il est passé au comics avec plusieurs séries ou one-shot originaux chez Top Cow avant de passer chez Marvel où il a relancé plusieurs des grands personnages de l'éditeur, dont la série The Amazing Spider-Man. Dernièrement, grâce à la rapide mise en production de Changeling, Hollywood lui fait confiance. Les projets de scénario en cours sont nombreux, y compris à partir d'œuvres originales de JMS.
Changeling is a movie to watch because of artistic, historical and social reasons.
Artistiques : un film écrit par Joe Michael Straczynski et réalisé par Clint Eastwood a toutes les chances d'être un bon film.
Artistic: a movie written by Joe Michael Straczynski and directed by Clint Eastwood must be a good movie.
Le premier est un auteur intègre et prenant. Il a mené un véritable travail de journaliste à travers les archives pour raconter ces faits divers qui ont eu lieu à Los Angeles et ses alentours en 1928. Il mène ses projets à fond et jusqu'au bout, et est toujours le meilleur auteur dès qu'il est libre. La réussite de Babylon 5 l'a prouvée, sauf à Warner Bros. dont les dirigeants font toujours la moue, voulant tester le marché avant de laisser la série de science-fiction devenir un film.
The first one is an honest author. He investigated as a journalist the archives of this crimes that happened in Los Angeles and its then-rural suburbs in 1928. JMS conducts his projects personally and to their ends, and is always the best when let free. The artistic achievement of Babylon 5 is a proof to every spectator but Warner Bros. directors who is continuing to need to test the audience before letting this science-fiction series go on theater format.
Je découvre le second : il m'a fallu du temps pour perdre le préjugé de l'acteur-cow-boy. Il filme ce qui est nécessaire et respecte la mise en scène soumise par le scénariste et ne s'acharne pas sur les acteurs. Malkovich a pu ainsi boucler une grosse journée de tournage en une matinée : efficacité des acteurs, nombre limité de prises. Tout cela repose vraiment après l'incapabilité du réalisateur de Quantum of Solace de fixer plus d'une milli-seconde d'une scène d'action et celle de son scénariste à faire comprendre son/ses/y-en-avait-une intrigue.
I discover the second, because I needed time to forget the western actor cliché. He shoots what is necessary and respects the scenarist's work. Malkovich was surprised to succeeded the filming of 8-9 pages of a scene in a far less amount of time than another movie. It is quite good after the incapability of The Quantum of Solace's director to fix his camera more than one milli-second during an action scene and the incapibility of the scenarist to make his intrigue.
Historiques : oui, tout ce que montre le film est arrivé... et ça fait peur. Universal a demandé à Straczynski de compléter son script des copies d'articles de presse et archives nécessaires à prouver les faits, même si la licence artistique a imposé un minimum d'arrangements. Ceux-ci réduits le plus possible et qui ont convaincu les avocats du studio. Plus, l'immersion dans les années 1920-1930 guidée par les souvenirs d'Eastwood enfant.
Historical: all the story is true, not based on true events. All true, with mininum arrangements most of them around composite characters. After Cannes Festival, Universal asked Straczynski to complete his script with copies of press articles and archives that he found during his investigative work. They convinced the studio's juridic office. Plus the visit of the 1920-1930s guided by the Eastwood child of those years.
Sociales : Straczynski, auteur, entre autres, de Babylon 5 et de Midnight Nation, n'écrit jamais seulement pour le plaisir de l'anticipation ou du rappel du passé. Il écrit vraiment pour la réflexion des spectateurs. B5 (1993-1998) a des intrigues qui rappelle les années Bush de l'après-11 septembre. Dans Changeling, c'est la place des femmes (l'héroïne est ainsi accusée de vouloir retrouver ses cinq mois de liberté sans enfant, où elle pouvait rencontrer qui elle voulait) et des enfants dans la société qui est questionnée, ainsi que celle des forces de l'ordre, et dans une moindre mesure des médias d'information. Ces faits sont-ils encore possibles aujourd'hui ? À entendre cet été, les faits divers autour d'abandon d'enfants dans des voitures et de meurtres d'enfants...
Social: Straczynski, author of Babylon 5 and Midnight Nation never writes only by pleasure of imagining the anticipation or rememoring the past. He really writes for the reflexion of the spectators. B5 (1993-1998) had some intrigues (the Clark presidency for example) that make think about the state of the United States even before W. Bush and the post-11 September attack. In Changeling, the place of children and women in the society is questionned: the heroin is accused of wanting to retrieve her 5 month freedom, implying meeting and sexual freedom. The responsibility of the police forces, and in lesser mesure, the news media.
Are these facts possible today? When I heard about the children abandoned in cars or child murders in quiet France this Summer,... When you hear what men said about women in the street...
And, like in the times of Babylon 5, rewatching the movie in my head makes me find another topics, another subjects of today's debates...
Sur l'histoire du film, l'article de la Wikipédia en anglais est assez complet et sourcé.
Sur les œuvres de Straczynski, trop méconnu, il a écrit des scénarios pour les séries animées Ghosbusters et Les Maîtres de l'univers. Après Babylon 5, il a vécu les échecs successifs de deux séries dérivées de B5 et de Jeremiah (que deviendraient, adultes, les enfants d'un monde où tous les pubères seraient morts ?) à cause du manque de liberté laissé par les diffuseurs. Il est passé au comics avec plusieurs séries ou one-shot originaux chez Top Cow avant de passer chez Marvel où il a relancé plusieurs des grands personnages de l'éditeur, dont la série The Amazing Spider-Man. Dernièrement, grâce à la rapide mise en production de Changeling, Hollywood lui fait confiance. Les projets de scénario en cours sont nombreux, y compris à partir d'œuvres originales de JMS.
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