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2010/04/18

Electromind revient en 2010

L'Electromind de l'an dernier avait été marqué par l'orage, une foule lacrymonée ou mécontente, un service d'ordre - autant privé que public - d'un doigté admirable.

Les organisateurs tentent de rassurer sur la prochaine édition pendant le milieu de l'été dans le Midi libre du jour. Mêmes organisateurs, au moins une scène tentée au cas où, pas d'espace ni VIP ni en hauteur, une nouvelle et plus nombreuse équipe de sécurité privée.

En attendant, une question m'occupe : on paye, on ne voit rien, on se prend un extincteur lancé en l'air sur la tête et au terme de l'enquête de police ?

« L'incident le plus grave : une touriste du Calvados, âgée de 19 ans,
a reçu un extincteur sur la tête, entraînant un double traumatisme crânien.
L'enquête de police n'a pas permis d'identifier l'auteur.
» -.-'

Bon Electromind aux clients 2010 en espérant pour eux qu'il ne pleuve pas...

2010/03/21

Montpellier WP en photo

Il manqua un quart-temps pour parvenir à rattraper trois points contre le champion marseillais, tant pis. En consolation, les photographies d'un étudiant venu s'entraîner sur des motifs très animés entourés de gerbes d'eau : par ici.

Sinon, pour le reste de l'élite : Douai et Nice sont toujours côte à côte pour déterminer qui du troisième, qui du quatrième... ou du second si le MWP flanchait gravement.

Plus bas, les Dauphins de Sète sont à un point du soulagement tandis que le Nautic Club angérien est en train de couler face à la remontée du Cercle des nageurs de Noisy-le-Sec.

2010/03/14

Ça secoue en élite

Quinzième journée, à trois du classement définitif de la première phase, et les équipes de water-polo élite s'ébrouent en tout sens.

Le Cercle des nageurs de Noisy-le-Sec gagne enfin et se lance dans un sprint pour confier le mistigri du relégué au barragiste Nautic Club angérien... qui pourrait échoir aux Dauphins de Sète... Ces derniers, en sous-effectif chronique depuis l'automne, s'en sont rendus compte et ont résisté face au champion en titre (dont on n'ose plus prononcer le nom).

Les quatre grands de cette saison paraissent avoir distancé les deux Aix et Strasbourg, mais qui sait ? L'Olympic Nice Natation, 4e connaît quelques couacs ces dernières semaines... Hier soir, un arbitrage peut être plus marqué que d'habitude a nui à une équipe aux chevilles un tantinet surgonflées.

L'arbitrage a pu aussi ralentir la victoire des Francs nageurs de Douai dans leur bassin favori contre le Nautic Club qui sent le souffle de la Nationale 1... L'essentiel est fait : les demi-finales sont acquises pour les Nordistes, mais pas l'accueil des matches allers et d'appui dans sa « baignoire ».

Le Montpellier Water-Polo joue tous ses matches pour accueillir, devant son public, ce retour. Un exploit final face au club-dont-on-ne-dit-plus-le-nom et une place en Euroligue, ça motive.

2010/02/14

Un but douloureux pour le second sur tapis vert de neige

Hier soir, le Montpellier Water-Polo recevait les Francs nageurs (plus) cheminots de Douai, alors second de l'élite sur un tapis vert pour lequel de nombreux petits clubs de divisions inférieures doivent le maudire.


Le champ de bataille (à force de jouer dans les glacis de Douai... comprenez) : mur de défense physique et essai d'offensive lente (oui, une piscine olympique c'est lôôông et c'est lââârge, bref c'est le Sud). Au bilan : but montpelliérain contre égalisation douaisienne, devenant rapidement, en deuxième quart-temps, multiples tentatives avortées de but montpelliérain contre laborieuse égalisation. Laborieuse car les attaquants douaisiens ont tendance à oublier de surveiller les défenseurs derrière eux... certainement la fatigue de la traversée méditerranéenne.

En quatrième période, fiers, les Douaisiens prennent l'avance : 5-6. Le public fulmine contre ses joueurs (et les arbitres, pratiques méridionales comme nordiste, souvenons-nous), puis retourne sa veste de clameur grâce au médiatique Emil Hansen. Star de la semaine, une fois retirés du classement tous les politiciens locaux et leurs poignards dans le dos. Là, ça tire la trougne sur le banc des visiteurs.

Mieux, Aguilar à moins de trente secondes de la fin marque 7-6. À deux secondes et des poussières, les arbitres jouent un théâtre peu apprécié des joueurs de Douai : les fixant en position avant de relancer la dernière attaque de ceux-ci qui échoue.


Certes, en décembre dernier, la Société de natation de Strasbourg aurait dû tenter le voyage en bus pendant la menace de neige au lieu de demander un report que Douai ne voulait pas donner et obtiendrait sans problème grâce à un argument aussi comique qu'imparable : le TGV Strasbourg-Paris-Lille circulait, le président cheminot y est même monté vérifier qu'il y avait du chauffage dedans en gare de Douai. En attendant, le forfait obtenu avec ces hauts arguments coûte un forfait à quelques équipes des autres divisions qui avaient pourtant conclu des accords avec leurs hôtes : transports en commun pour tous point final, quelque soit les possibilités, quelque soit les finances.

Douai est dans son droit, sauf à supporter (sens 3) leur président : victorieux de rage plusieurs heures avant le match sur un forum spécialisé, essai d'humour indélicat et déplacé. Au moins, le silence de plomb qui a accueilli leurs performances hier fut, à mon avis, largement mérité : le président fier de prendre le train n'avait qu'à payer des billets à ses supporteurs maintenant qu'il a des sponsors.


Rien de grandement changer au classement : le Cercle des nageurs de Marseille domine olympement le championnat, suivi de ses seconds, avec le MWP par sa différence de but et sans tapis vert.


Côté promotion : match retranscrit en direct sur le site à la L'Équipe. Pourriez-vous embarquer le secrétaire, l'ordinateur et la clé wi-fi/3G pour les matches à l'extérieur, s'il vous plaît ?

2010/02/06

Pendant ce temps en Inde... pardon, rue Boussairolles

Pendant que les socialistes parisiens, montpelliérains et languedo-roussillonnais se chamaillent gaiement, allons au cinéma pour une programmation unique mais festive et originale : les soirées de l'association so-Bollywood au Royal.

Régulièrement, un film indien avec ses chansons oniriques bien sûr, deux danses sur scène, l'entracte comme là-bas... pour neuf euros.

Hier soir, ce fut donc Rab ne bana di Jodi par Aditya Chopra avec l'obligatoire Shahrukh Khan : histoire d'amour impossible entre une veuve avant même d'être mariée, épouse contrainte d'un élève (Shahruuuuuuuuukh!!!) de son père, lui-même amoureusement gauche et employé de bureau. Très loin donc de panser le cœur brisée de la dame qui rêve de concours de danse.

Pour changer du tout-Hollywood.

2009/11/01

Franchement, pourquoi s'intéresser au football ?

On savait déjà que le Montpellier Hérault avait les supporteurs les plus bêtes de France qui vont lui coûter plus d'un million d'euros en sécurité et avocats. Maintenant, nous tenons celui qui les excite : insulte stupide et menace de coups et blessures contre un joueur adverse... Et un match de plus au stade de la Mosson qui va nous empêcher de vivre le centre-ville tranquille.

Merci aux sponsors de se retirer en masse la saison prochaine et aux collectivités publiques de supprimer les subventions.


Sinon, vous pouviez profiter de nos gladiateurs modernes à la piscine d'Antigone le week-end dernier : le Montpellier Water-Polo tenant tant bien que mal tête à trois pointures européennes : Rari Nantes Savona, VA Cattoro et Ferencváros TC. Du beau spectacle et du respect de l'autre, même si c'est un arbitre partial.

Cette semaine, ils se rendent à Szeged tenter de passer un tour de plus contre deux pointures : le Beton local et le CN Posillipo de Naples. Bon courage pour le premier match contre le Beton vendredi 6 à 20h30.

2009/10/31

Premiers tours à Odysseum

Besoin de matériel sportif aidant, premier tour au nouveau centre commercial Odysseum, grandiloquestement ouvert en septembre dernier.

Plus :
- rapidité et facilité désormais pour se rendre du tramway à Decathlon et Ikea,
- au grand air, marcher entre les boutiques dans de très larges couloirs,
- un Darty si votre besoin électro-ménager est simple et disponible (ne soyez pas compliqué en informatique et photographie bridge/réflex), plus besoin d'aller en bagnole jusqu'aux zones commerciales de la banlieue montpelliéraine.

Moins :
- pas si grand que veut le faire croire le pouvoir politique local : le Polygone avec de larges couloirs. Je me demande même si le centre commercial du Carrefour Lattes et sa galerie ne seraient pas commercialement aussi grand...
- de même pour le nouveau Sauramps : il pourrait y avoir autant d'espace disponible au Triangle s'ils n'avaient utilisé le triangle comme forme de magasin et s'ils réussissaient à faire grimper les escaliers aux clients,
- trop de parkings au rez-de-chaussée, à l'étage, partout. Vous ne risquez pas de vous égarer dehors à pied. De là, vient l'impression que c'est grand, alors que c'est du vide aspirant les bagnoles,
- bon courage aux quelques boutiques du tout-petit rez-de-chaussée : tout attire le client vers l'étage,
- escalator à qui il faudra peut-être faire un petit frère parallèle pour subvenir au contenu des tramways arrivant.

Utile ? Certainement si vous avez un besoin précis et inassouvi par le centre-ville ou votre galerie marchande d'hypermarché.

Indispensable ? Non, sauf si vous pensez qu'une après-midi avec les enfants là c'est vivre en famille.

2009/10/20

Cervelle de fouteux

Dans le Midi libre d'aujourd'hui, un petit résumé des répétitifs héroïques faits d'armes et de bouteilles vidées des supporteurs montpelliérains et stéphanois de samedi dernier, passages devant le juge oblige : l'Écusson lieu de beuverie pour supporteurs déjà ivres, transformé en terrain de chasse à l'adversaire, internet et téléphone servant à s'asticoter, etc. Décidément, il vaut mieux préférer Odysseum en bagnole que le centre-ville en tramway à chaque jour de match du Montpellier Hérault.

Plus tranquilles et accueillantes seront pour vous les tribunes de la piscines d'Antigone pour le premier tour du trophée LEN de water-polo, la seconde coupe d'Europe des clubs. Cinq séries de trois matchs du Montpellier Water-Polo et quatre clubs européens à partir de demain jeudi fin d'après-midi et début de soirée, vendredi matin et soir, samedi soir et dimanche matin. L'objectif paraît simple : une des quatre premières places, mais cela signifie aucune faiblesse pendant le tournoi. Au second tour, les éliminés de l'Euroligue arrivent, et eux ce sont des champions et vice-champions nationaux...

Moins cher, plus sécurisant et plus sûr d'avoir du spectacle et des buts en quatre fois huit minutes qu'en quatre-vingt-dix de football entouré par on-ne-sait-trop-qui-qui-a-fait-ou-fera-on-ne-sait-trop-quoi-hors-du-stade. Néanmoins, si vous voulez montrer à vos enfants la brigade de CRS locale en action, restez au stade de la Mosson pour de l'instruction civique sur site.

Le prix du water-polo : cinq euros le trio de match, trois avec le Pass'Agglo. Deux forfaits à ces deux tarifs permettent de voir les cinq sessions. Pas cher, même en famille, puisque vous n'avez pas à payer les huit cent mille euros de sécurité et avocat du club Nicollin.

2009/10/14

Ouf pour les bagnolards de Montpellier et sa région

Oui, ouf pour eux : le tour de France cycliste n'allongera pas, en juillet 2010, de sa présence montpelliéraine les embouteillages des travaux du tramway et autres remodelage de départementales.

2009/10/04

Qui arrêtera le Cercle des nageurs de Marseille ?

« Fun » n'est sûrement pas ce que l'entraîneur de Douai gardera comme souvenir de la Coupe de France de water-polo à Montpellier.

C'est plus éclairée que pour les crépusculaires championnats de natation
(licence : Creative Commons by-nc-nd).

Tout allait bien pourtant : du soleil, de la chaleur, de bonnes équipes en forme comme Aix-en-Provence Natation qui a failli faire tourner l'Olympique Nice en bourrique. Douai était sur le bon chemin en battant le Montpellier Water Polo en quart.

D'où le calme de la voix de Fabien Vasseur pendant le match de cinquième place contre Aix-les-Bains, ci-dessous, une fois l'enjeu diminué :

Un entraîneur moins volubile à Montpellier...
(licence : Creative Commons by-nc-nd).

Certes, vers la fin, il a bien gueulé une trentaine de fois « Andres » quand le capitaine montpelliérain n'a pas apprécié certains gestes d'un adversaire vers la fin... Mais, le joueur a fini par écouter son entraîneur :

« JOUE ! »

Bilan des dommages : deux buts d'Aguilar dans les instants qui ont suivi. Efficace la canalisation des sentiments dans le bras de tir.

La veille au soir, en demi-finale contre les Dauphins de Sète, l'entraîneur de Douai a exprimé ce qu'il pensait de l'arbitrage de cette coupe. Il l'avait déjà pensé en huitièmes le vendredi, en quart le matin même en allant parler avec les arbitres et le représentant de la fédération...

Là, il l'a tellement bien dit que le message est passé : carton rouge.

Dans un monde où les joueurs râlent beaucoup mais respectent « monsieur l'arbitre » et où les cartons sont davantage sortis jaunes à destination d'entraîneurs trop bavards, ça a jeté un froid dans l'assistance et sur le banc de Douai.

Les joueurs ont fini le match vaille que vaille et avaient un coordonateur le lendemain pour la petite finale. Je les voyais bien en finale ces discrets Douaisiens, moins râleurs que les supporteurs sétois.

Les finalistes sétois et les vainqueurs marseillais
(licence : Creative Commons by-nc-nd).

Aux spectateurs montpelliérains attirés par la promotion médiatique papier et télévisée de la semaine, une demi-centaine de spectateurs sétois s'est ajoutée pour voir leur équipe en finale dans la grande baignoire du voisin. Ambiance tambour et percussions, slogans, etc.

Et... hélas, ce que je croyais limiter aux stades de football, cris sur l'arbitre... qui ont décidément passé un bon week-end.

Personnellement, une fois vues les images aquatiques montrées par TF1 dans la série « Promouvons le water-polo par le rétro-pédalage », on se dit qu'un bras fautif-là cache peut-être des jambes brutales par ici et que l'arbitre a vu. Que la victime d'un bras a peut-être exagéré son jeu de jambe.

Finalement, le water-polo en France, ça se joue à une dizaine de clubs et c'est le Cercle des nageurs de Marseille qui gagne à la fin que ce soit en version coupe, championnat ou play off. Ça encourage : encore une saison à essayer de déboulonner le champion de son piédestal.

Bon courage, messieurs. Rendez-vous le 17 octobre pour la première journée du championnat. À Montpellier, c'est la Société de natation de Strasbourg qui rend visite.

2009/09/25

Bison futé à Montpellier demain samedi 26

Si vous souhaitez :
- ne pas vous énerver,
- économiser de l'essence,
- ne pas gifler votre fils ou votre fille en crise de colère passé seize heures,
- payer des vacances à toute la famille pendant l'été indien,
- rester serein et vous reposer ce week-end,
- faire vivre les activités communes de votre quartier ou de votre village,
- être ponctuel à toute activité de repos, de sociabilité ou de festivité du soir,

évitez tout passage automobile ou pire, consommateur, entre cinq et dix kilomètres autour du sud-est de Montpellier : Odysseum, le temple de la consommation intégré à toutes les chaînes de vêtements, de cuisine trop rapide et de peintres kitsch a ouvert ses portes ce jeudi 25. Horreur, des Héraultais témoignent dans Midi libre avoir pris un jour de congé pour visiter ça dès le premier jour...

Je me console en me disant que le chiffre d'affaires venant de ces « touristes » allègera peut-être un peu la charge fiscale des foyers imposables de la commune. Mais là, je dois rêver.

Elle en est où la crise, au fait ?

2009/09/20

Quinze jours avant la reprise pour le MWP

Dans deux week-ends, un nouveau club aura gagné la coupe de France de water-polo. En attendant, un premier tirage au sort des matches a été effectué avec des matchs répartis entre la piscine olympique d'Antigone et la piscine Neptune près du stade de la Mosson.

Le Montpellier Water Polo entre en scène pour les quarts de finale, samedi 3 octobre dix heures, face à un des qualifiés des huitièmes de la veille. Demi-finales le soir même à Antigone, de 18h30 à 21 heures, et finales le dimanche midi 11h45-14h15. Pour les tarifs, sûrement le ticket d'entrée pour deux matchs et peut-être un forfait trois sessions.

Quant à l'effectif montpelliérain élite, c'est actuellement -2 +3 : départ de Travnikar (pour la Croatie ?) et du jeune Selendic (pour les Sauveteurs de Givors en Nationale 1) et arrivée de Mathieu Peisson, ancien Dauphin sétois de retour d'Espagne, de Raphaël Pirat, Olympien niçois, et retour de Sylvain Leclercq, formé à Valenciennes et présent pendant les premières années du MWP.

2009/08/29

Que faire du public footeux ?

À présent que Montpellier a un club de football digne de la première division, voilà qu'il dispose d'un public digne des mauvaises fêtes de village... moins violents que d'autres, mais d'un bête.

Je note que la compagnie de CRS stationnée dans les Alpes-Maritimes est très calme pour évacuer un public payant à cause d'une minorité d'artilleurs.

2009/08/18

Octobre poloïste à Antigone

Le calendrier du Montpellier Water Polo reprend en octobre et il reprend fort !

Hôte de la Coupe de France du vendredi 2 au dimanche 4, grâce à sa victoire de l'an dernier.

Premier match du championnat élite 2009-2010 contre la Société de natation de Strasbourg le samedi 17.

Premier tour du LEN Trophy face à cinq clubs européens du jeudi 22 au dimanche 25.

2009/08/09

Samedis aoûtiens difficiles à Montpellier

Après le ménage de Grammont, voilà les supporteurs du Paris Saint-Germain hier après-midi et soir dans les rues de Montpellier : marche de la Croix-d'Argent à la gare, expédition tramway, bagarres préméditées,...

Si les CRS ont usé de gaz lacrymogène au grand plaisir des spectateurs innocents et familiaux devant le stade, le match n'a pourtant pas été annulé, et le stade et les alentours n'ont pas été évacués à coups de matraques (et de lancer d'extincteur) distribués avec largesse. Il faut dire : entre ce que rapporte un festival de musique électronique et ce que gagne un seul joueur professionnel français parce qu'il attire des milliers de gogos qui gagnent des milliers de fois moins que lui... Il faut reconnaître que les gogos font aussi des milliards de fois moins de sport.

Tous ses désagréments étaient pourtant prévisibles : un samedi comme Electromind, après une semaine de soleil chaud l'arrivée grondante d'un orage juste avant le match, le choix d'une équipe aux supporteurs connus pour leur sportivité, et même, égalisation de leur équipe adverse dans les arrêts de jeu pour bien les enrager.

Bref, vous avez compris, la saison française de première division de football a commencé, hier soir.

Dimanche prochain à Montpellier, lendemain de jour férié et de la Vierge : les supporteurs de l'oème et des ch'tis sont dans les rues. Bonne Mère...

2009/08/03

Electromind : le respect de son public

J'avoue avoir souri narquoisement samedi soir pendant l'orage en me rappelant qu'Electromind, festival de musique électronique, avait lieu à l'espace boueux de Grammont. Mais, en pensant que ça n'arrêterait personne et qu'en fond de nuit, j'aurais les basses qui berceraient mon insomnie événementielle.

Midi libre du jour conte une soirée assez spéciale. Je résume :
- une organisation qui n'a pas protégé les scènes et l'électricité, donc incapable de garantir la sécurité des artistes et du matériel coûteux après une simple averse orageuse montpelliéraine de vingt minutes (les Bretons et les Allemands sont déjà écroulés de rire sur les forums de discussion electro) alors que le vrai orage avec éclairs n'eut lieu que vers quatre heures ;
- un public lent à quitter les lieux à la seconde même où l'annulation/remboursement est annoncé (et peu répété d'après les témoignages trouvés sur les forums)... Un peu excité et alcoolisé, il faut le temps que ça processe et fasse deux/trois trucs pour exprimer sa colère intérieure (taper sur les tables du bar qui ne sert donc plus d'alcool à 4 euros la boisson par ticket vendu en plus de l'entrée à 30/35 euros) ;
- une sécurité qui a raison de se défendre dès qu'il y a atteinte aux biens et personnes (l'accès au conteneur du bar où se trouver - sécurité! - des bouteilles en verre pour le carré VIP - 110 euros pour ne pas se mêler à la foule qui le lui a bien rendu), mais qui semble ensuite ne plus savoir acquérir une cible correctement : d'après les témoignages (dont j'espère une utilisation par la justice pour vérifier leur véracité et, s'ils sont vrais, que les auteurs de violence des deux côtés passent en criminelle ou en cour d'assise), comment va-t-on justifier la légitime défense quand on frappe au visage une femme à terre avec un extincteur ? Je crains la lecture d'un entretien dans la presse des membres de la Croix-Rouge présents sur place...
- enfin, les CRS dans leur rôle d'exception violente dans une société policée : tous dehors à l'aide des lacrymos, des flashballs et des tasers.

J'espère que des juges indépendants se pencheront longuement sur les événements de cette nuit de samedi à dimanche, car il me paraît que de nombreuses personnes doivent justifier leur comportement :
- les organisateurs incapables de prévoir des risques d'averses (méditerranéennes certes) prévues depuis au moins deux jours par Meteo France, ne serait-ce que pour la sécurité de leur investissement matériel et de leur réputation (comme je le dis, les Bretons et les Francs-Comtois se gondolent - et les anciens de Woodstock doivent en faire autant).
- les organisateurs et leur sécurité, visiblement incapables d'informer, raccompagner calmement, avec patience malgré tout, le client majoritaire qui a payé, qui est déçu, qu'on remboursera (il faut le lui répéter plusieurs fois ce genre de choses) et qu'il faudrait voir revenir l'année prochaine. Le traiter comme le vandale minoritaire d'à-côté, il faudrait savoir bloquer le vandale et écarter l'innocent, fermement certes, pas comme ce que les vidéos postées sur youTube paraissent montrées (Midi libre donne un lien pour les trouver). Entre les majeurs dégoûtés du voyage en autoroute encombrée ou de la violence subie, frappés alors qu'innocents des actes délictueux d'une minorité, les mineurs que papas-mamans retrouvent choqués, voire en sang à Lapeyronie, et la maire-subventionneuse qui a besoin des électeurs... Electromind 2010, ça va être dur de le vendre aux politiques loueurs d'espace boueux et aux clients.
- les autorités policières, préfectorales, gendarmesques et CRS pour de multiples raisons : dix mille billets, certainement beaucoup plus de personnes dans l'ensemble de Grammont (un domaine municipal comprenant terrains de sports, parkings, parc, etc.) et autour (champs, bords de voies rapides pour stationner) évacués très (trop) vite, sans contrôler si ces festivaliers sont en état de conduire un véhicule à proximité d'une entrée d'autoroute (un week-end noir pour Bison futé...). Heureusement, pas de carambolages sur l'A9 à déplorer, mais combien d'accidents encore discrets dont on va retrouver la cause dans cette évacuation rapide ?

Je comprend mieux maintenant le silence musical nocturne de samedi-dimanche, le balai des sirènes dans mon quartier proche des hôpitaux... et j'incite tous les festivaliers blessés à porter plainte, à saisir les associations de consommateurs et de sécurité routière, à poser des questions à la municipalités... Pour que justice soit rendue et que les prochaines organisations de tels spectacles à Montpellier soient irréprochables.

2009/07/17

Harry en VO à Montpellier : sus à la VF !

Je passe sur, évidemment, l'indispensable suite de la saga Harry Potter qui permit au Diagonal Capitole de Montpellier de se donner des airs de cinéma londonien, new-yorkais ou angelinos avec jeunes anglophones faisant la queue très tôt pour s'arracher leurs places pour la séance de 21 heures, provoquant l'inquiétude des jeunes Français ne connaissant pas ce cinéma d'art et d'essai et croyant que les places de la séance de 14 heures étaient épuisées et réservées.

Il y a donc un marché pour la version originale à Montpellier. Messieurs les distributeurs, pensez au Royal et au Diagonal Capitole, s'il vous plaît. Et envoyez vos doubleurs (fussent-ils célèbres) se faire entendre ailleurs.

Surtout ceux qui fument depuis qu'ils ont douze ans et que les directeurs de casting croient indispensable d'employer pour tout États-Unien viril ou mysogyne. Si Ashton Kutcher a ce genre de voix dans Spread (titre sexuel devenu proxénète dans la V.F. Toy Boy), je préfère l'entendre de mes oreilles.

De plus, si le film est mal joué (élocution hachée côté masculin, très poétiquement déclamé côté féminin), je préfère juger la version originale et ne pas avoir à me demander si ce n'est pas le doublage qui merde.

Pour Harry, l'attente sera longue : fin 2010 et 2011 pour la fin :(

2009/07/06

Mardi 7 juillet 2009 : Montpellier sans transports

Comment paralyser la moitié d'une ville et un quart de son agglomération ? Empêcher la circulation automobile ? Empêcher les déplacements inconsidérés de foules à pieds ou à vélo ?

Faites de votre ville le départ et l'arrivée d'un contre-la-montre du tour de France cycliste un jour de semaine !

Largement prévisible dès l'annonce du parcours national, et encore plus avec le plan du circuit (pour lequel, j'ai commis une seule erreur : les coureurs ne rentreront pas DANS la Paillade, ni DANS les Hauts de Massane).

Joli circuit au demeurant pour les amateurs de garrigues, de vignes et de chaleur ensoleillée au rythme des cigales. C'est ceux qui partiront les premiers, à 14h30, qui vont être contents du bronzage. Pas de gros efforts sportifs puisqu'ils vont avaler en trois quarts d'heure ce que je sue à faire en deux heures...


Prévisible tout cela, mais pas pour les distraits.

Au rectorat, jour de résultats du baccalauréat, on ne veut pourtant pas voir de candidats aller dans les lycées, sauf à avoir vraiment raté l'examen. Si votre centre d'examen est Joffre, Monnet ou Vinci, prenez votre carte des passages surélevés piétons et cyclistes de Montpellier, vous en aurez besoin. Un indice : les passerelles des ronds-points d'Alco ne sont pas que décoratives.

Dans le public travailleur qui découvre tout cela dans les médias locaux au dernier moment. Ben oui, d'abord il y avait d'autres choses à causer avant, et puis, c'est le boulot des pouvoirs publics de signaler les rues fermées. Rues dont il faudrait une version cartographique lisible. Il paraît que la liste brute et sèche, ça braque les gens, surtout quand leur rue ferme de 3 heures du matin jusqu'à minuit...

À la TaM dont le réseau tramway et bus devient un emmental bien que la ligne 1 aurait pu circuler jusque dans La Paillade puisqu'un pont lui permet d'éviter de gêner les cyclistes. Mais, visiblement, on craint la foule le long des voies.


Les fuyards, quelque soit le mode de locomotion, auront des possibilités assez restreintes vers l'ouest : une seule sortie possible par l'A750 et encore en poussant jusqu'à Saint-Paul-de-Valmalle. Le circuit empêchant toute entrée/sortie d'une bulle Juvignac-Saint-Georges-Pignan.

Sinon, nord, est et sud restent grand ouvert... vers les plages, les bords du fleuve Hérault, les hypermarchés... L'essentiel quoi.

Perso, tant que je peux atteindre la piscine et la bibliothèque à Antigone. Tiens, quelques courses au Polygone devrait être intéressamment calmes l'après-midi, si le tour remplit son rôle d'épouvantail à bagnoles et d'aimants à badaux.

Bon courage aux autres, surtout quand le grand cirque va s'emparer de l'autoroute et des routes le menant vers sa prochaine proie en début de soirée. Direction : Agde !

2009/06/21

De la libre entreprise...

Modeste employé, je ne rêve pas vraiment de l'indépendance du libre entrepreneur. Tout gérer, sur son propre patrimoine. Trop prudent et l'entreprise vivote sans gloire. Trop audacieux et elle échoue gravement.

Cependant, j'ai parfois du mal à comprendre comment, quand cette indépendance est voulue, acquise et revendiquée, certains chefs d'entreprise ne semblent pas audacieux, novateurs, plein de projets pour relancer leurs professions ou leurs quartiers d'implantation.

Les producteurs de lait, trop émiettés : chacun sa ferme, chacun ses vaches. Et hop ! Cueillis par les industriels qui font varier les prix d'achat à la baisse sans opposition de leurs petits fournisseurs. Car, isolé, le fermier doit écouler son lait pour faire vivre au quotidien l'exploitation. Isolé, il peut dire oui à ses méthodes sans savoir si ses voisins le soutiendraient en cas d'opposition ou le doubleraient en acceptant un prix bas, mais une vente quand même.

À Montpellier, les commerçants avec vitrines sur rues traditionnelles (donc, pas les centres commerciaux) ont peur du tramway. L'exemple des boulevards Louis-Blanc et Louis-Pasteur, au nord du centre historique, est ressassé sans cesse dans les commentaires critiques de ce moyen de transport en commun. Et là aussi, mon incompréhension : une fois passée l'épreuve des travaux et de la disparition de la circulation des bagnoles, pourquoi rester sur la même façon de commercer quand le quartier a tant changé ? S'adapter à la nouvelle clientèle qui vient remplacer les automobilistes garés en double file : commerces de proximité, d'objets transportables à pied, adaptés aux étudiants et aux familles bourgeoises de la proximité.

Et le faire savoir !

Dans les deux cas, cela suppose d'accepter qu'une partie de ses maigres bénéfices passent en communication syndicale ou publicitaire, gérée par le collectif pour un résultat très imprévisible alors que certaines marques et certaines parties de la ville n'ont même plus besoin de communiquer pour faire venir.

Et encore, parle-t-on de ces deux exemples laitiers et commerçants parce qu'ils râlent. Qu'en est-il des professions trop inconnues ou pas assez revendicatives ? Et des quartiers-dortoirs où les quelques commerçants qui ont parié l'ouverture baissent le rideau sans qu'un client ne s'en rendent compte ? Depuis les lotissements anciens dans tout le cercle intermédiaire d'une ville comme Montpellier jusqu'au quartier tout neuf de Port Marianne où habitants étudiants ou familiaux filent directement à la Comédie, à Odysseum ou au Carrefour de Lattes.

Les volontés de la main invisible du marché sont parfois impénétrables, côté offre, comme côté demande.

2009/06/05

Le Royal : le ciné pas cher à Montpellier

Toujours bon à répéter : 4,50 euros la première séance de l'après-midi au Royal, rue Boussairolles, à deux pas de la place de la Comédie, au centre de Montpellier.

8 euros tarif plein sinon, si vraiment vous n'avez pas de réduction ou si vous ne pouvez aller au cinéma le mercredi soir pour profiter des films à 6 euros.

Le site : par là.

En projet, un multiplexe Royal Pic Saint-Loup au sud de Saint-Gély-du-Fesc, à un instant de Montpellier. En espérant que le département développera l'offre bus entre le tramway à Occitanie et le cinéma.